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Nos petits trucs pour arrêter de râler à tort ou à raison

Et d’abord râler qu’est-ce que c’est ? En quelques mots, râler revient à exprimer sa mauvaise humeur en grognant et en protestant. Cela revient à ne pas accepter le comportement d’une personne, ou une situation. C’est donc se poser en victime de ce que les autres ou les événements nous ont fait subir. C’est également anticiper un problème et craindre ce qui pourrait arriver à l’avenir.

D’après cette logique, râler revient à vivre dans un temps qui n’est pas le bon, on s’accroche à un souci apparu dans le passé ou on se pré occupe de quelque chose qui n’est toujours pas advenue… Pour arrêter de râler rien de plus simple que de suivre nos quelques suggestions.

Le bon côté des choses

Certains jours, vous vous dites que vous auriez mieux fait de ne pas sortir du lit et de passer directement au lendemain. Le réveil ne sonne pas, vous êtes en retard pour votre meeting, vous salissez vos vêtements en cours de routes, et par la même occasion, votre sac s’ouvre, vos dossier s’éparpillent dans la seule flaque de boue du quartier… bref, vous voyez de quel type de journée on parle. Mais ces jours où tout va mal, vous n’avez pas d’autres choix que de porter votre attention sur ce qui va bien.

Et oui ce n’est pas évident, et c’est tellement plus simple de rester à se lamenter sur son sort. Alors pour prendre le dessus sur cette journée « mais qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? », commencez par prendre une grande inspiration et appuyer sur votre front, entre vos yeux. Cette zone du visage renvoie symboliquement à la connaissance de soi puisque vous posez la main sur le « troisième œil », qui est une métaphore de la connaissance de soi. Ce geste d’apaisement, vous aide à vous recentrer sur vous même, à rester zen et à vivre plus simplement ce qui reste de votre journée.

Continuer la veine positive

La nature a horreur du vide. Vous vivez une situation qui vous frustre. Et vous avez décidé de ne pas râler. Mais vous ressentez le besoin de vous exprimer. Au lieu de mettre l’accent sur ce qui va mal, profitez-en pour dire merci, de focaliser sur le bon, le possible, le bien, le beau… Notre culture foisonne d’exemples de ce que nous disons lorsque nous commençons à perdre patience et voulons garder notre sang froid malgré tout.

À côté des formules tirées de nos préceptes religieux, nous pouvons détourner la tension et créer son contraire : dites aux personnes qui vous entourent, ce que vous appréciez chez elles. Faites de compliments, insister sur ce qui va bien. Félicitez vos collègues pour la manière avec laquelle ils ont géré tel dossier, remercier vos collaborateurs de leur présence. Ces actes de communication positive remontent le moral et font autant de bien à ceux qui les émettent qu’à ceux qui les reçoivent.

Ce n’est la faute de personne

Parfois vous ressentez le besoin d’épingler vos frustrations et de désigner des coupables, voir même des responsables à votre mauvaise humeur. Votre enfant qui n’en fait qu’à sa tête, votre mère qui fait des caprices, votre ado qui fait sa crise. Ces différentes situations sont certes dérangeantes, mais si vous vous mettez de mauvaise humeur, cela ne signifie pas que cela soit de leur faute.

Cela signifie juste que vos attentes et les réalités du moment que vous vivez ne sont pas compatibles. Ne vous mettez pas dans la peau d’une victime et reportez à plus tard votre attente. Lorsque nous arrêtons de chercher des responsables pour nos problèmes et de désigner des coupables, alors nous commencerons à vivre mieux.


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Vivre ici et maintenant

Lorsque nous râlons, nous déterminons notre rapport au temps. Le passé n’est plus et le futur n’est toujours pas là. Il n’existe pas encore. Seul le présent compte, puisque c’est en lui que les événements se déroulent. L’enjeu est simple à comprendre : qui voulons-nous être maintenant ? Comment voulons-nous vivre maintenant ? C’est l’immédiateté qui doit l’emporter…

Arrêter de ruminer

Les contrariétés non exprimées peuvent ronger. L’idéal est de simplement s’en libérer. Mais si vous racontez la même histoire plus de trois fois à votre meilleure copine, c’est que votre cerveau fait une fixation. Vous êtes comme bloquée sur une situation et vous la revivez en boucle, alimentant sans cesse votre mal être. Essayez de vous en débarrassez même de manière symbolique.

Écrivez sur un bout de papier ce qui vous frustre ensuite, brûlez le papier ; déchirez le en plusieurs petits morceaux. Et répétez en votre fort intérieur : je lâche prise, je me libère de ma frustration, je m’ancre ici et maintenant. LA marche méditative peut aussi aider. Faites le tour de votre pâté de maison et concentrez-vous sur ce qui vous entoure, sur votre respiration, vos sensations et essayez de vous détacher de ce qui vous pèse sur le cœur.

Arrêter de se dévaloriser

Par moment, lorsque les frustrations l’emportent, on la dirige inconsciemment contre soi : « je suis nulle, je suis bête, je n’y arrive pas, je n’y arriverai jamais… Non seulement on ne résout pas le problème, mais en plus, cela contribue à déformer la réalité et à dramatiser les choses. Imaginez que vous êtes une personne que vous aimez, imaginez que c’est votre sœur ou votre meilleure amie à côté de vous et essayez de la réconforter. Rappelez-lui ses points forts, ses succès, ses réussites.

Gérer la pression autrement

Vous croyez être en mesure de vous contrôler et de vous maitriser. Alors qu’en réalité vous encaissez sans tenir compte de l’effet cocotte-minute. La pression monte et vous vous sentez exploser. Le résultat est d’autant plus maladroit pour ceux qui vous entourent que vous avez réagi avec retardement.

Ce qu’il faut, c’est apprendre à ne pas réprimer se frustration mais à la canaliser. Il faut donc se défaire petit à petit de la pression qui monte. Savoir écouter son corps, ressentir sa respiration qui s’accélère, son rythme cardiaque qui s’emballe, son ventre se nouer… apprendre à déléguer, à demander de l’aide, régler les malentendus tout de suite, expliquer ses attentes sont autant d’habitudes à adopter pour gérer la pression autrement.

Se faire plaisir et s’accorder du temps

Un des meilleurs moins de réduire son stress, et de râler moins, c’est de s’accorder plus souvent et plus régulièrement des petits plaisirs. Nous finissons souvent par sacrifier ses sorties au théâtre, ses rencontres avec ses amis parce qu’il y a plus urgent à faire.

Or il est important pour notre équilibre interne de savoir vraiment lâcher prise de faire de la place, au quotidien, aux choses qui apportent la joie et contribuent au bonheur. Ces choses sont tout aussi prioritaires que le reste et ne doivent pas disparaître sous la montagne des actions à accomplir !

Positiver autant que possible

Râler, c’est exprimer sa mauvaise humeur et donc diffuser une énergie négative tout autour de soi. Il n’y aucun moyen d’obtenir une énergie positive en semant du négatif uniquement. Pour accéder à la sérénité, il faut apprendre à ne plus exprimer sa tension à tout bout de champ. Un des moyens d’y parvenir serait de transformer ses contrariétés quotidiennes en objectifs satisfaisants. Ainsi, il vaut mieux consacrer son énergie à aller de l’avant et à atteindre ses buts qu’à ressasser sur les choses qui vont mal. Positiver autant que possible, ce n’est pas faire preuve de candeur et s’imaginer sur un nuage rose, c’est porter son attention sur les solutions au lieu de focaliser sur les problèmes.


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