Tant que nos défenses émotionnelles sont enclenchées, nous sommes loin d’avoir l’air brillant. Mais s’il n’est pas facile de contrôler ce mécanisme, ce n’est pas impossible.

Écouter son corps et ses émotions

Avant que les choses n’échappent à notre contrôle, nous sommes soumis à un débordement émotionnel quelques instants. Vous sentez la moutarde vous monter au nez avant d’exploser. Donc pour empêcher cette explosion, il faut empêcher la progression de la moutarde. Il faudrait donc apprendre à reconnaître ce moment où nos émotions commencent à déborder et où la situation commence à échapper à notre contrôle. Il est possible alors d’agir avant que l’amygdale n’inhibe notre cerveau rationnel. Nous évitons ainsi d’avoir ces réactions, de dire ces choses, que nous regrettons. Après tout les personnes qui nous entourent, souffrent de nos réponses autant que nous.

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Reconnaître les symptômes précurseurs

Ce qui est important, c’est d’apprendre à reconnaître les symptômes que l’on présente lorsqu’on est sur le point d’avoir un dérapage émotionnel. Lorsque la situation que nous vivons crée un malaise, comment réagissons-nous ? Accélération du rythme cardiaque, bouffées de chaleur, transpiration, tremblements… plusieurs éléments peuvent constituer ces symptômes.

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Mécanisme de régulation émotionnelle

Une fois qu’on les identifie, on les nomme et on détermine autant que possible les situations pendant lesquelles ils se déclenchent. En procédant ainsi, on force l’intervention du néo-cortex, on engendre le mécanisme de rationalisation et on évite les dérapages composés des réactions automatiques et spontanées. L’étape suivante constitue à mettre en place un mécanisme qui contrecarre celui qui est inné et qui est responsable de la protection de nos émotions. Il faut donc trouver le moyen de s’apaiser et de retrouver son calme, en parvenant à décrocher son attention de cette chose qui risque de provoquer le dérapage émotionnel. Le moyen le plus simple pour y parvenir, celui qui est à la portée de tout le monde: la respiration abdominale ou encore la respiration contrôlée.

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Nous ne pouvons pas changer les choses, les empêcher de se produire, les empêcher de créer un certain type de réaction en nous. Nous pouvons en revanche change notre manière d’y faire face ou ce qui est sur, nous pouvons toujours essayer de changer. Et comme le disait si bien Henri David Thoreau : « les choses ne changent pas, c’est nous qui changeons ».