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Homo homini lupus est une locution latine de Plaute signifiant « l’homme est un loup pour l’homme ». En ces temps troublés et troublants, il serait légitime de croire que cette phrase est toujours d’actualité. Ceux qui considèrent que les êtres humains ne sont que des manipulateurs, calculateurs et égoïstes auront un peu de mal à concevoir, dans ces conditions, la grandeur d’âme et la bonté de celles et de ceux qui nous prouvent combien nous sommes tous perfectibles… il y a du bon en chacun de nous.

L’année 2019 commence bien et commence fort. L’ambiance globale est tendue. Notre quotidien n’a jamais été aussi morose : Chute vertigineuse de notre monnaie nationale. Détérioration sans précédent de notre pouvoir d’achat. Nivellement par le bas. Grèves récurrentes des enseignants de l’école publiques accompagnée d’une incompréhension totale pour ne pas dire désolidarisation absolue de parents dont les enfants sont pris en otage… par de grands enfants.
Avouons que le « leadership par l’exemple » laisse à désirer dans ce pays. Bon nombre d’augustes responsables se valent bien et valent bien peu. Ce constat est triste et les mots pour le dire sont sévères. Pourtant des solutions concrètes et uniques existent. Ces solutions se trouvent en … nous. Chacun d’entre nous. Il y a deux réalités qui s’affrontent aujourd’hui. La première nous est imposée par des personnes motivées par l’amour du pouvoir. La deuxième nous est offerte par les personnes motivées par le pouvoir de l’amour.

L’HYPOTHÈSE DE LA VITRE BRISÉE

En huit ans, cette hypothèse a pris forme sous nos yeux et façonne depuis notre quotidien. La théorie est née dans les années 1930 aux États-Unis et a été développée durant les années 80-90. Elle établit un rapport de causalité entre les détériorations de l’espace public et un délabrement plus général des situations humaines qui en découlent. Si on fait vivre une communauté humaine dans un espace délabré, le comportement général tendra vers le désordre.

Or, s’il y a bien quelque chose qui a caractérisé notre espace public, c’est bien le délabrement visible de l’espace public. Amoncellement des déchets, grande insalubrité environnementale, absence notoire des forces de l’ordre, repérables uniquement pendant les heures de pointe… Et si la responsabilité municipale est indéniable, il faudrait aussi se pencher sur nos responsabilités individuelles. Que puis-je faire pour améliorer les choses ? Par expérience, il suffit d’initier une action positive pour inspirer son entourage à en faire de même.

Une dynamique se met très souvent instantanément en place. N’attendez pas le passage des agents municipaux pour nettoyer votre environnement. Ramassez les petits bouts de papiers et autres emballages qui agrémentent nos rues et ruelles. J’attire particulièrement l’attention de celles qui nettoient les cours des maisons à grand renfort d’eau. Je ne parlerai pas de ce mode de nettoyage très peu éco-responsable. Dans un pays menacé par un stress hydrique croissant, se servir de grandes rasades d’eau claire est presque criminel.

Parlons plutôt de l’absence d’hygiène qui accompagne les eaux sales. Souvent stagnantes elles finissent dans les rues et devant les clôtures des maisons. Ce geste était pardonnable du temps de nos aïeules. De leur temps, les rues n’étaient même pas pavées. Aujourd’hui, un tel agissement n’a aucun sens. Pourtant on le reproduit constamment. Sans prendre la peine de ramasser les déchets et les moutons qui accompagnent ces eaux sensées purifier nos intérieurs. En fait, il suffit de commencer petit. La somme de petites actions finira par induire les changements qu’on souhaiterait voir se produire.

GÉNÉROSITÉ, BONTÉ ET GRATITUDE

Les tunisiens sont généreux. C’est indéniable et c’est d’ailleurs leur plus belle qualité. Pourtant, la générosité à elle seule ne suffit pas. Nous partageons nos ressources, nous donnons à manger, nous soutenons financièrement une personne dans le besoin. Mais nous le faisons avec une certaine réserve émotionnelle. On donne de son argent sans problème, mais on ne donne pas suffisamment de soi. Peu de gens accordent leur temps On ne donne pas son sourire, son affection, sa chaleur humaine, sa courtoisie, son amabilité.

Pour y remédier, il faudrait non seulement multiplier les bonnes actions (autant que possible) mais aussi pratiquer la gratitude. Elle est, rappelons-le, l’une des clés du bonheur, même lorsqu’on évolue dans des contextes hostiles. On cesse de se comparer aux autres. On réduit son agressivité parce qu’on se sent chanceux, on développe son estime de soi et son empathie, etc. S’il fallait commencer quelque part, c’est par la gratitude qu’il faudrait le faire.

L’EMPATHIE, UN TRAIT INNÉ À ENCOURAGER

Des découvertes scientifiques ont prouvé que l’être humain est une espèce empathique. L’équipe du professeur en physiologie humaine Giacomo Rizzolatti, a révélé en 1996 à Parme que les « neurones miroirs » s’activent de la même manière lorsque les personnes ressentent une émotion et lorsqu’elles voient quelqu’un la ressentir. Ainsi, nous pouvons percevoir les émotions des autres comme si elles étaient les nôtres.

Les chercheurs en psychologie, Felix Warneken et Michael Tomasello ont étudié la gentillesse spontanée des enfants de 18 mois. Ceux-ci pouvaient interrompre leurs jeux, pour aider spontanément un adulte qui leur demanderait, par exemple, de déplacer quelque chose. L’imagerie à résonance magnétique nous a révélé que les gestes de coopération activent, dans le cerveau, les mêmes zones de plaisir que lorsque nous mangeons une gourmandise. La compétition, elle, stimule celles du dégoût.

Selon une étude américaine*, les personnes ayant une activité bénévole ont de meilleurs scores dans l’évaluation du sentiment de bonheur, de l’estime de soi et de la qualité de vie que la moyenne. Il semblerait aussi que ces personnes, généralement moins dépressives, soient moins touchées par la maladie d’Alzheimer, vivent plus longtemps et sont en meilleure santé. Donc soyez bon, cela vous fait du bien !

LA SOLIDARITÉ AU CŒUR DE LA RÉPONSE

Il suffit de se remémorer cet extraordinaire élan de solidarité au lendemain de la chute du régime de Ben Ali en Tunisie. Les caravanes qui sillonnent régulièrement le territoire pour aller dans les régions défavorisées, ou encore le soutien apporté aux réfugiés libyens pendant la guerre. L’exploit réalisé par l’association Maram Solidarité qui a réussi à collecter en 2017 la somme de 1.257.882 DT pour la construction d’une unité spéciale, au sein du centre de greffe de la moelle osseuse de Tunis pour les enfants cancéreux, ou encore plus récemment l’aide portée par les tunisiens aux habitants des régions sinistrées par les dernières inondations, mais aussi l’inauguration du centre culturel des arts et métiers de Jbel Semmama par la fondation Rambourg dans le gouvernorat du Kasserine.

Les exemples sont très nombreux et émanent aussi bien d’initiatives individuelles que d’actions organisées au sein d’associations, de collectifs ou de fondations. Les réseaux d’entraides foisonnent non seulement chez nous, mais également partout ailleurs dans le monde (aux USA on en dénombre plus de cinq cents mille). L’être humain est enclin à collaborer avec les autres, lorsque l’occasion lui en est donnée, pour le plaisir de contribuer à l’intérêt général**. Sur le web, les sites de dons prolifèrent et les gens offrent à de parfaits inconnus des objets dont ils ne se servent plus (co-recyclage.com). Les initiatives prônant l’entraide et la bienveillance se multiplient.

Ainsi dix-sept pays dans le monde organisent chaque année la journée de la gentillesse. Sans oublier ces fameuses séances de free hugs ou encore toutes les séquences intitulées random acts of kindness, que l’on pourrait traduire par des « actes de bonté aléatoires ». Les modèles de coopération se multiplient en ligne. Des milliers d’internautes partagent leurs connaissances sur Wikipédia. Des professeurs apportent un soutien scolaire aux plus jeunes, sans se faire rémunérer. Ils créent des pages, exposent leurs cours, énoncent des exercices et fournissent leurs corrigés. Les lycéens préparant leurs examens du baccalauréat ne peuvent qu’en témoigner.

Des études ont montré que les interactions en ligne, loin de créer un repli sur soi, encouragent au contraire, une plus grande sociabilité dans la vie de tous les jours.

The millenials, la génération du millénaire, se composant de ces deux milliards de jeunes ayant grandi avec internet nous en donne la preuve. En effet, cette génération également surnommée la « génération G*** » et contrairement à la génération X (personnes nées dans les années 60 et 70) et à la génération Y (nées dans les années 80) se compose d’individus consommateurs et citoyens. Pour eux, la générosité, l’échange, l’attention portée aux autres, représentent des éléments de satisfaction personnelle.

La simple consommation ne constitue pas pour eux une valeur sociale. Il s’agit plutôt d’un comportement responsable et citoyen. La culture du web, élaborée par des personnes qui donnent, échangent et collaborent, les a habitués aux notions de partage et de générosité. Une des conséquences directes de ce phénomène est l’habitude de la gratuité. Cela les amène à privilégier le troc et le recyclage à l’achat. Évoluant dans un contexte de crise, la génération G est attentive aux prix, à la recherche de services rapides et préfère les marques socialement responsables. L’engagement de celles-ci dans une cause constitue un facteur déclencheur d’achat : pour des produits concurrents à prix équivalents, on privilégie la marque engagée.

Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un concours de circonstances uniques. Cette situation n’a rien d’exceptionnel. Toutes les générations humaines ont dû se confronter un jour ou l’autre à une problématique similaire : comment vit-on dans des conditions hostiles? Vous imaginez si nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, aient attendu que les gros carnivores se lassent du goût de la chair humaine pour assurer leur survie, au lieu de faire preuve d’ingéniosité pour s’adapter à la situation et surmonter les difficultés ?

Vous voyez, il y a toujours moyen de s’en sortir. Il suffit de ne pas être fervent partisan de la fatalité. Décidez de prendre les choses en main et d’agir.


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Source: La Sultane #43

Homo homini lupus est

هي عبارة لاتينية من كلمة Plautus تعني “الإنسان ذئب للإنسان”. في هذه الأوقات العصيبة والمضطربة ، سيكون من العدل الاعتقاد بأن هذه العبارة لا تزال صالحة حتى اليوم. أولئك الذين يعتبرون أن البشر ليسوا سوى متلاعبين وآلات حاسبة وأنانيين سيجدون صعوبة صغيرة في تصور ، في هذه الظروف ، عظمة الروح وطيبة أولئك الذين يثبتون لنا كم نحن جميعًا مثاليون … هناك خير في كل منا.

بدأ عام 2019 بشكل جيد وبدأ قويًا. المزاج العام متوتر. لم تكن حياتنا اليومية قاتمة إلى هذا الحد من قبل: السقوط المريع لعملتنا الوطنية. تدهور غير مسبوق في قوتنا الشرائية. الإستواء لأسفل. إضرابات متكررة من قبل معلمي المدارس الحكومية مصحوبة بغياب كامل للفهم ، إن لم يكن لقول الانفصال المطلق عن الآباء الذين يؤخذ أطفالهم كرهائن …
من المسلم به أن “القيادة بالقدوة” تترك الكثير مما هو مرغوب فيه في هذا البلد. كثير من القادة المهيبين لهم قيمة كبيرة وقليلة للغاية. هذه الملاحظة حزينة والكلمات التي تقول انها قاسية. ومع ذلك ، توجد حلول ملموسة وفريدة من نوعها. توجد هذه الحلول في … نحن. كل واحد منا. هناك حقيقتان متعارضتان اليوم. الأولى مفروضة علينا من قبل الناس بدافع حب القوة. والثاني يقدمه لنا أناس مدفوعون بقوة الحب.

فرضية الزجاج المكسور

في غضون ثماني سنوات ، تشكلت هذه الفرضية أمام أعيننا وشكلت حياتنا اليومية. نشأت النظرية في الثلاثينيات في الولايات المتحدة وتم تطويرها خلال الثمانينيات والتسعينيات. إنه يؤسس علاقة سببية بين تدهور الفضاء العام والانحلال العام للأوضاع البشرية التي تنجم عنه. إذا جعلنا مجتمعًا بشريًا يعيش في مساحة متداعية ، فإن السلوك العام سيميل نحو الفوضى.

ومع ذلك ، إذا كان هناك شيء يميز مساحتنا العامة ، فهو التدهور المرئي للمساحة العامة. كومة من النفايات ، وعدم سلامة بيئي كبير ، وغياب سيء السمعة لوكالات إنفاذ القانون ، والتي لا يمكن تحديدها إلا خلال ساعات الذروة … وبينما لا يمكن إنكار مسؤولية البلدية ، يجب علينا أيضًا النظر في مسؤولياتنا الفردية. ما الذي يمكنني فعله لتحسين الأمور؟ من التجربة ، يكفي البدء بعمل إيجابي لإلهام من حولك لفعل الشيء نفسه.

غالبًا ما يتم وضع ديناميكية على الفور. لا تنتظر مرور مسؤولي البلدية لتنظيف محيطك. التقط قطع الورق الصغيرة وغيرها من العبوات التي تزين شوارعنا وأزقتنا. أجذب انتباه أولئك الذين ينظفون باحات المنازل بالكثير من الماء. لن أتحدث عن طريقة التنظيف الصديقة للبيئة هذه. في بلد يهدده الإجهاد المائي المتزايد ، يعد استخدام الضربات الشديدة من المياه النظيفة جريمة تقريبًا.

لنتحدث عن نقص النظافة المصاحبة للمياه القذرة. في كثير من الأحيان راكدين ، ينتهي بهم المطاف في الشوارع وأمام أسوار المنزل. كانت هذه البادرة مغفرة في أيام أسلافنا. في أيامهم ، لم تكن الشوارع حتى معبدة. اليوم ، مثل هذه الخطوة لا معنى لها. ومع ذلك يتم إعادة إنتاجه باستمرار. دون عناء التقاط النفايات والأغنام المصاحبة لهذه المياه التي من المفترض أن تنقي ما بداخلنا. في الواقع ، عليك فقط أن تبدأ صغيرة. سيؤدي مجموع الإجراءات الصغيرة في النهاية إلى إحداث التغييرات التي يرغب المرء في رؤيتها.

الكرم والخير والامتنان

التونسيون كرماء. إنه لا يمكن إنكاره وهو بالفعل أفضل جودة. لكن الكرم وحده لا يكفي. نحن نشارك مواردنا ، ونوفر الطعام ، ونقدم الدعم المالي للشخص المحتاج. لكننا نفعل ذلك باحتياطي عاطفي معين. أنت تعطي أموالك دون مشكلة ، لكنك لا تعطي ما يكفي من نفسك. قلة من الناس يخصصون وقتهم ، فأنت لا تعطي ابتسامتك ، أو عاطفتك ، أو دفئك الإنساني ، أو لطفك ، أو لطفك.

لعلاج هذا ، لا ينبغي فقط مضاعفة الأعمال الصالحة (قدر الإمكان) ولكن أيضًا ممارسة الامتنان. تذكر أنه أحد مفاتيح السعادة ، حتى عند العمل في سياقات معادية. نتوقف عن مقارنة أنفسنا بالآخرين. نحن نحد من عدوانيتنا لأننا نشعر بأننا محظوظون ، ونطور احترامنا لذاتنا وتعاطفنا ، إلخ. إذا كان عليك أن تبدأ من مكان ما ، فيجب أن تفعل ذلك بامتنان.

التعاطف ، صفة فطرية علينا بتشجيعها

أثبتت النتائج العلمية أن البشر هم من الأنواع المتعاطفة. كشف فريق أستاذ علم وظائف الأعضاء البشرية ، جياكومو ريزولاتي ، في عام 1996 في بارما أن “الخلايا العصبية المرآتية” تنشط بنفس الطريقة عندما يشعر الناس بمشاعر وعندما يرون شخصًا يشعر بها. وبالتالي ، يمكننا أن ندرك مشاعر الآخرين كما لو كانت مشاعرنا.

درس الباحثان النفسيان فيليكس وارنيكن ومايكل توماسيلو اللطف العفوي للأطفال البالغين من العمر 18 شهرًا. يمكنهم مقاطعة ألعابهم ، لمساعدة شخص بالغ بشكل عفوي يطلب منهم ، على سبيل المثال ، تحريك شيء ما. أظهر لنا التصوير بالرنين المغناطيسي أن الإيماءات التعاونية تنشط نفس مناطق المتعة في الدماغ كما هو الحال عندما نتناول الطعام. المنافسة تثير الاشمئزاز.

وفقًا لدراسة أمريكية * ، يحصل الأشخاص المتطوعون على درجات أفضل من المتوسط ​​في شعورهم بالسعادة واحترام الذات ونوعية الحياة. يبدو أيضًا أن هؤلاء الأشخاص ، بشكل عام أقل اكتئابًا ، هم أقل تأثراً بمرض الزهايمر ، ويعيشون لفترة أطول ويتمتعون بصحة أفضل. لذا كن جيدًا ، فهذا يجعلك تشعر بالرضا!

التضامن في صميم الحلول

يكفي أن نتذكر هذا التدفق الاستثنائي للتضامن في أعقاب سقوط نظام بن علي في تونس. القوافل التي تجوب المنطقة بانتظام للذهاب إلى المناطق المحرومة ، أو الدعم المقدم للاجئين الليبيين خلال الحرب. الإنجاز الذي حققته جمعية مرام للتضامن التي تمكنت في عام 2017 من جمع مبلغ 1،257،882 دينار تونسي لبناء وحدة خاصة داخل مركز زراعة نخاع العظم في تونس للأطفال المصابين بالسرطان ، أو حتى مؤخرا المساعدة التي قدمها التونسيون لسكان المناطق المتضررة من الفيضانات الأخيرة ، وكذلك افتتاح المركز الثقافي للفنون والحرف بجبل سمامة من قبل مؤسسة رامبورغ في ولاية القصرين.

والأمثلة عديدة وهي مستمدة من المبادرات الفردية والإجراءات المنظمة داخل الجمعيات أو التجمعات أو المؤسسات. شبكات الدعم كثيرة ليس فقط هنا ، ولكن أيضًا في كل مكان آخر في العالم (يوجد في الولايات المتحدة أكثر من خمسمائة ألف). يميل البشر إلى التعاون مع الآخرين ، عند منحهم الفرصة ، من أجل متعة المساهمة في المصلحة العامة **. على الويب ، تنتشر مواقع التبرع ويتبرع الأشخاص بالعناصر التي لم يعودوا يستخدمونها لإكمال الغرباء (co-recyclage.com). تتزايد المبادرات التي تدعو إلى المساعدة المتبادلة والخير.

لذلك تنظم سبعة عشر دولة حول العالم يوم الخير كل عام. ناهيك عن جلسات العناق المجانية الشهيرة أو كل التسلسلات التي تحمل عنوانًا عشوائيًا من اللطف ، والتي يمكن ترجمتها على أنها “أفعال عشوائية من اللطف”. تتكاثر نماذج التعاون عبر الإنترنت. يشارك الآلاف من مستخدمي الإنترنت معرفتهم على ويكيبيديا. يقدم المعلمون الدعم الأكاديمي لأصغرهم ، دون دفع أجر. إنهم ينشئون الصفحات ، ويقدمون دروسهم ، ويمارسون التدريبات ويقدمون إجاباتهم. يمكن لطلاب المدارس الثانوية الذين يستعدون لامتحانات البكالوريا أن يشهدوا على ذلك فقط.

أظهرت الدراسات أن التفاعلات عبر الإنترنت ، بعيدًا عن خلق انسحاب في النفس ، على العكس من ذلك ، تشجع على زيادة التواصل الاجتماعي في الحياة اليومية.

جيل الألفية ، جيل الألفية ، المؤلف من ملياري شاب نشأوا على الإنترنت ، يقدمون لنا الدليل على ذلك. في الواقع ، يلقب هذا الجيل أيضًا بـ “الجيل G ***” وعلى عكس الجيل X (الأشخاص الذين ولدوا في الستينيات والسبعينيات من القرن الماضي) والجيل Y (المولود في الثمانينيات) يتكون من أفراد المواطنين. بالنسبة لهم ، يمثل الكرم والمشاركة والاهتمام بالآخرين عناصر الرضا الشخصي.

الاستهلاك البسيط لا يشكل قيمة اجتماعية بالنسبة لهم. بل هو سلوك مسئول ومدني. إن ثقافة الويب ، التي طورها الأشخاص الذين يقدمون ويتبادلون ويتعاونون ، قد اعتادوا على مفاهيم المشاركة والكرم. إحدى النتائج المباشرة لهذه الظاهرة هي عادة التحرر. هذا يقودهم إلى تفضيل المقايضة وإعادة التدوير على الشراء. يتطور الجيل G في سياق الأزمات ، ويهتم بالأسعار ويبحث عن خدمات سريعة ويفضل العلامات التجارية المسؤولة اجتماعيًا. التزامهم بقضية ما هو دافع للشراء: بالنسبة للمنتجات المنافسة بأسعار معادلة ، فإن العلامة التجارية الملتزمة هي المفضلة.

نواجه اليوم مجموعة من الظروف الفريدة. هذا الوضع ليس استثنائيا. كان على جميع الأجيال البشرية أن تواجه يومًا أو آخر مشكلة مماثلة: كيف نعيش في ظروف معادية؟ هل يمكنك أن تتخيل ما إذا كان أسلافنا من الصيادين والقطافين ينتظرون آكلات اللحوم الكبيرة أن تتعب من طعم اللحم البشري لضمان بقائهم على قيد الحياة ، بدلاً من استخدام البراعة للتكيف مع الموقف والتغلب على الصعوبات؟

كما ترى ، هناك دائمًا مخرج. يكفي ألا تكون من أشد المؤيدين للوفاة. قرر أن تأخذ الأمور بين يديك وتتخذ الإجراءات اللازمة.


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Source: La Sultane #43

Homo homini lupus est a Latin phrase from Plautus meaning “man is a wolf for man”. In these troubled and troubling times, it would be fair to believe that this phrase is still relevant today. Those who consider that human beings are only manipulators, calculators and egotists will have a little difficulty in conceiving, in these conditions, the greatness of soul and the goodness of those who prove to us how much we are all perfectible … there is good in all of us.

2019 has started well and started strong. The overall mood is tense. Our daily life has never been so gloomy: The vertiginous fall of our national currency. Unprecedented deterioration in our purchasing power. Leveling down. Recurrent strikes by public school teachers accompanied by a total incomprehension, not to say absolute disunity of parents whose children are taken hostage … by grown-up children.
Let’s face it, “leadership by example” leaves much to be desired in this country. Many august leaders are worth much and very little. This observation is sad and the words to say it are severe. However, concrete and unique solutions exist. These solutions are found in… us. Each of us. There are two clashing realities today. The first is imposed on us by people motivated by the love of power. The second is offered to us by people motivated by the power of love.

THE BROKEN GLASS HYPOTHESIS

In eight years, this hypothesis has taken shape before our eyes and has shaped our daily lives. The theory originated in the 1930s in the United States and was developed during the 80-90s. It establishes a causal relationship between the deterioration of public space and a more general dilapidation of human situations resulting from it. If we make a human community live in a dilapidated space, the general behavior will tend towards disorder.

However, if there is something that has characterized our public space, it is the visible decay of public space. A pile of waste, great environmental insalubrity, a notorious absence of law enforcement agencies, which can only be identified during rush hours … And while municipal responsibility is undeniable, we should also look at our individual responsibilities. What can I do to make things better? From experience, it is enough to initiate a positive action to inspire those around you to do the same.

A dynamic is very often instantly put in place. Do not wait for the passage of municipal officials to clean up your surroundings. Pick up the little bits of paper and other packaging that adorn our streets and alleys. I particularly draw the attention of those who clean the courtyards of houses with plenty of water. I will not talk about this very little eco-responsible cleaning method. In a country threatened by increasing water stress, using large swipes of clean water is almost criminal.

Let’s talk about the lack of hygiene that comes with dirty water. Often stagnant, they end up in the streets and in front of house fences. This gesture was forgivable in the days of our ancestors. In their day, the streets were not even paved. Today, such a move makes no sense. Yet it is constantly reproduced. Without bothering to pick up the waste and the sheep that accompany these waters that are supposed to purify our interiors. In fact, you just have to start small. The sum of small actions will eventually induce the changes one would like to see happen.

GENEROSITY, KINDNESS AND GRATITUDE

Tunisians are generous. It is undeniable and it is indeed their finest quality. Yet generosity alone is not enough. We share our resources, we provide food, we financially support someone in need. But we do it with a certain emotional reserve. You give your money without problem, but you don’t give enough of yourself. Few people give their time. You don’t give your smile, your affection, your human warmth, your courtesy, your kindness.

To remedy this, one should not only multiply the good deeds (as much as possible) but also practice gratitude. It is, remember, one of the keys to happiness, even when working in hostile contexts. We stop comparing ourselves to others. We reduce our aggressiveness because we feel lucky, we develop our self-esteem and empathy, etc. If you had to start somewhere, it is with gratitude that it should be done.

EMPATHY, AN INNATE TRAIT TO ENCOURAGE

Scientific findings have proven that humans are an empathetic species. The team of professor of human physiology, Giacomo Rizzolatti, revealed in 1996 in Parma that “mirror neurons” activate in the same way when people feel an emotion and when they see someone feeling it. Thus, we can perceive the emotions of others as if they were our own.

Psychological researchers Felix Warneken and Michael Tomasello have studied the spontaneous kindness of 18-month-old children. They could interrupt their games, to spontaneously help an adult who asked them, for example, to move something. Magnetic resonance imaging has shown us that cooperative gestures activate the same areas of pleasure in the brain as when we eat a treat. Competition stimulates those of disgust.

According to an American study *, people who volunteer have better scores on their feelings of happiness, self-esteem and quality of life than average. It also seems that these people, generally less depressed, are less affected by Alzheimer’s disease, live longer and are in better health. So be good, it makes you feel good!

SOLIDARITY IS THE ANSWER

It suffices to remember this extraordinary outpouring of solidarity following the fall of the Ben Ali regime in Tunisia. The caravans that regularly crisscross the territory to go to disadvantaged regions, or the support given to Libyan refugees during the war. The feat achieved by the Maram Solidarity association which succeeded in collecting in 2017 the sum of 1,257,882 TD for the construction of a special unit, within the bone marrow transplant center of Tunis for cancerous children, or even more recently the aid given by the Tunisians to the inhabitants of the regions affected by the last floods, but also the inauguration of the cultural center of arts and crafts of Jbel Semmama by the Rambourg foundation in the governorate of Kasserine.

The examples are numerous and emanate both from individual initiatives and actions organized within associations, collectives or foundations. Support networks abound not only here, but also everywhere else in the world (in the United States there are more than 500,000). Human beings are inclined to collaborate with others, when given the opportunity, for the pleasure of contributing to the general interest **. On the web, donation sites are proliferating and people donate items they no longer use to complete strangers (co-recyclage.com). Initiatives advocating mutual aid and benevolence are increasing.

Seventeen countries around the world therefore organize Kindness Day every year. Not to mention those famous free hug sessions or all the sequences entitled random acts of kindness, which could be translated as “random acts of kindness”. Models of cooperation are multiplying online. Thousands of internet users share their knowledge on Wikipedia. Teachers provide academic support to the youngest, without being paid. They create pages, present their lessons, state exercises and provide their answers. High school students preparing for their baccalaureate exams can only attest to this.

Studies have shown that online interactions, far from creating a withdrawal into oneself, on the contrary encourage greater sociability in everyday life.

The millenials, la génération du millénaire, se composant de ces deux milliards de jeunes ayant grandi avec internet nous en donne la preuve. En effet, cette génération également surnommée la « génération G*** » et contrairement à la génération X (personnes nées dans les années 60 et 70) et à la génération Y (nées dans les années 80) se compose d’individus consommateurs et citoyens. Pour eux, la générosité, l’échange, l’attention portée aux autres, représentent des éléments de satisfaction personnelle.

Simple consumption does not constitute a social value for them. Rather, it is responsible and civic behavior. The culture of the web, developed by people who give, exchange and collaborate, has accustomed them to the notions of sharing and generosity. One of the direct consequences of this phenomenon is the habit of being free. This leads them to favor barter and recycling over purchasing. Evolving in a context of crisis, Generation G is attentive to prices, looking for rapid services and prefers socially responsible brands. Their commitment to a cause is a trigger for purchasing: for competing products at equivalent prices, the committed brand is preferred.

Today we are faced with a combination of unique circumstances. This situation is not exceptional. All human generations have had to confront one day or another with a similar problem: how do we live in hostile conditions? Can you imagine if our hunter-gatherer ancestors waited for large carnivores to tire of the taste of human flesh to ensure their survival, instead of using ingenuity to adapt to the situation and overcome difficulties?

You see, there is always a way out. It is enough not to be a fervent supporter of fatality. Decide to take matters into your own hands and take action.


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Source: La Sultane #43