Sur les plages de Hammamet, les parasols ont retrouvé leurs couleurs et les terrasses leur rumeur joyeuse. Derrière cette image d’été, une bonne nouvelle se confirme en chiffres : la station touristique de Nabeul-Hammamet réussit son entrée dans la haute saison 2026.
Depuis le début de l’année et jusqu’au 10 juillet, la destination a accueilli 413 000 touristes, soit une hausse de 10 % par rapport à la même période de 2025, pour un total de 1,6 million de nuitées (+2,5 %). Des indicateurs « au vert » qui, selon le commissaire régional au tourisme à Nabeul, Wahid Ben Fradj, laissent présager « une saison touristique prometteuse et exceptionnelle ». Tour d’horizon d’un été qui redonne le sourire à l’une des stations balnéaires phares du pays.
Des chiffres qui confirment la reprise
Les données communiquées à l’agence TAP dessinent une courbe nettement ascendante. Entre le 1er juin et le 10 juillet, la région a reçu 122 000 visiteurs, en progression de 9,5 % sur un an, générant 512 000 nuitées. La première décade de juillet a accentué le mouvement : 46 000 arrivées du 1er au 10 juillet, soit un bond de 12 % en glissement annuel.
Ces chiffres méritent d’être lus ensemble. Le bilan cumulé depuis janvier (413 000 touristes, +10 %) confirme une tendance de fond installée depuis le début de l’année. Et le rythme s’intensifie à l’entrée de l’été : avec +12 % sur la première décade de juillet, l’accélération dépasse même la moyenne annuelle. La destination ne rattrape pas un retard : elle consolide une dynamique déjà lancée.
Autrement dit, la saison ne se contente pas de bien démarrer : elle accélère. C’est précisément ce début de haute saison, observé dès les premières semaines de l’été, qui nourrit l’optimisme pour la suite : le commissaire régional y voit le signe d’une arrière-saison tout aussi prometteuse.
413 000 touristes depuis janvier, 1,6 million de nuitées : Nabeul-Hammamet démarre l’été 2026 en hausse sur tous ses indicateurs.
Le retour des marchés européens
Bonne nouvelle pour l’écosystème local : les grands marchés émetteurs traditionnels reviennent. D’après le commissaire régional, les clientèles française et britannique se distinguent avec une progression spectaculaire de 40 % par rapport à la saison passée. Les flux italiens, polonais et allemands affichent eux aussi une dynamique encourageante.
Un détail mérite d’être souligné, car il en dit long sur l’évolution du tourisme tunisien : le marché intérieur conserve sa place de leader en tête des arrivées. Les Tunisiennes et les Tunisiens plébiscitent leurs propres côtes, et cette clientèle de proximité constitue désormais un socle solide, moins exposé aux aléas géopolitiques que les marchés lointains.
Un équilibre entre clientèle locale et étrangère
La force de ce début de saison tient aussi à sa composition. D’un côté, les grands marchés étrangers reviennent ; de l’autre, la clientèle tunisienne reste au premier rang. Ce double appui rend la destination moins dépendante d’un seul marché et plus résistante aux aléas d’une conjoncture internationale mouvante — une leçon que la station a apprise au fil des saisons, elle qui incarne, comme d’autres perles du littoral, l’art de vivre tunisien entre mer et traditions.
Les autorités régionales insistent d’ailleurs sur la qualité de l’accueil : la stratégie portée par le ministère de tutelle et l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) mise sur le niveau des prestations et le strict respect des normes d’hygiène. Le commissaire régional appelle à la mobilisation et à la synergie de tous les acteurs du secteur pour garantir des prestations de haut niveau — l’exigence qui, seule, transforme une hausse de fréquentation en réputation durable.