La maladie d’Alzheimer se caractérise par une dégénérescence progressive des cellules du cerveau, entraînant un déclin des facultés intellectuelles et de la mémoire. Comprendre son origine et ses premiers symptômes permet de mieux accompagner la personne atteinte — et sa famille.
La maladie se caractérise par la mort progressive des neurones, entraînant la perte de certaines fonctions comme la mémoire, le raisonnement, le langage, le jugement et l’humeur. Elle affecte chaque personne différemment : les symptômes, leur ordre d’apparition et la durée de chaque stade varient d’un individu à l’autre. Dans la plupart des cas, la maladie progresse lentement. Elle reste incurable, mais la recherche a progressé : deux traitements ciblant directement la plaque amyloïde, le lécanémab (2023) puis le donanémab (2024), ont depuis obtenu une autorisation aux États-Unis pour les stades précoces de la maladie, avec un ralentissement mesuré du déclin cognitif — un changement par rapport aux traitements plus anciens, qui n’agissaient que sur les symptômes. Des tests sanguins de biomarqueurs, disponibles depuis 2024, permettent aussi un diagnostic plus rapide et moins coûteux qu’une imagerie cérébrale complète.
Quelle est l’origine de la maladie d’Alzheimer ?
Une combinaison de facteurs propres à chaque individu pourrait être à l’origine de la maladie. Parmi les facteurs qui augmentent le risque, on note l’âge, les facteurs génétiques, les traumatismes crâniens, les maladies cardiovasculaires, l’obésité, le syndrome métabolique, l’hypertension non contrôlée et le diabète. Les recherches scientifiques s’orientent principalement vers deux pistes : les antécédents familiaux et le fonctionnement du corps humain lui-même. La commission Lancet 2024 sur la prévention de la démence estime que jusqu’à 45 % des cas pourraient être retardés ou évités en agissant sur 14 facteurs modifiables tout au long de la vie — parmi lesquels l’hypertension, la perte auditive non traitée, le tabagisme, l’obésité, l’inactivité physique, le diabète, l’isolement social, et, ajoutés en 2024, le cholestérol LDL élevé à l’âge moyen et la perte de vision non traitée en fin de vie.
Les antécédents familiaux
La maladie peut se développer chez n’importe quel individu, y compris en l’absence de tout antécédent. Mais si un membre de la famille en est atteint, cela double, voire triple, le risque de développer la maladie pour le reste de la famille.
Le corps humain
Les chercheurs cherchent à déterminer si la maladie est causée par un déséquilibre chimique, une accumulation dans le cerveau de substances toxiques pour les neurones (amyloïde, radicaux libres), ou un déficit immunitaire.
Quels sont les premiers symptômes à surveiller ?
| Symptôme | Comment il se manifeste |
|---|---|
| Pertes de mémoire | Oublis fréquents, surtout des événements récents — plus marqués que les petits oublis habituels. |
| Difficultés à exécuter des tâches familières | Difficulté à préparer un repas ou à utiliser des appareils ménagers pourtant connus depuis toujours. |
| Problèmes de langage | Mots oubliés ou substitués par un mot de consonance proche (« lion » à la place de « violon »). |
| Perte de l’orientation | Se perdre dans sa propre rue, errer sans savoir comment rentrer, difficulté à nommer la date du jour. |
| Jugement amoindri | Ne pas reconnaître un problème de santé à traiter, porter des vêtements chauds en pleine canicule. |
| Difficultés avec les tâches abstraites | Mal comprendre les chiffres d’un relevé bancaire, difficulté à planifier un trajet avec correspondances. |
| Objets égarés | Ranger un fer à repasser dans le congélateur, une montre dans le sucrier. |
| Changements d’humeur | Passer du calme aux pleurs ou à la colère sans raison apparente. |
| Changements de personnalité | Devenir confus, renfermé, méfiant, apathique ou craintif. |
| Perte d’intérêt | Devenir très passif, nécessitant beaucoup d’encouragement pour participer aux activités. |
Si un membre de la famille est atteint de la maladie d’Alzheimer, le risque double, voire triple, pour le reste de la famille.
Prendre soin de son cerveau au quotidien reste l’un des leviers connus pour préserver ses capacités cognitives sur la durée — notre article Repos et cerveau : pourquoi décrocher coûte si cher explore justement l’importance du repos mental, et Pratiquer une activité physique détaille les bienfaits de l’exercice, y compris cognitifs.
Questions fréquentes
Quel est le premier symptôme le plus courant de la maladie d’Alzheimer ?
La perte de mémoire, en particulier concernant des événements récents — souvent légère au début, mais plus marquée que les petits oublis habituels.
La maladie d’Alzheimer est-elle héréditaire ?
Elle peut toucher n’importe qui, mais un antécédent familial double ou triple le risque pour les autres membres de la famille.
Peut-on ralentir l’évolution de la maladie ?
La maladie reste incurable, mais depuis 2023-2024, deux traitements (lécanémab et donanémab) ont été autorisés aux États-Unis pour ralentir le déclin cognitif aux stades précoces ; agir sur les facteurs de risque modifiables (hypertension, audition, activité physique…) réduit aussi le risque de développer la maladie.
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Article mis à jour le 28 juillet 2026.



