
La ville de Constantine (Qacentina en arabe) se situe au nord-est de l’Algérie, chef-lieu de la wilaya du même nom, avec une population estimée à 448 374 habitants en 2008. On la surnomme aussi « la ville des ponts suspendus » ou « la ville des aigles ».
Constantine possède un charme unique, littéralement coupée en deux par un vide abyssal que relient de multiples ponts.
Quelle est l’origine de Constantine ?
La fondation de la ville remonte à 202 av. J.-C. Ancienne ville phénicienne appelée Cirta, elle devient la capitale du royaume de Numidie sous le règne de Massinissa, allié de Rome. En 301 apr. J.-C., Cirta est détruite lors de la guerre entre l’empereur romain Maxence et le gouverneur Domitius Alexander ; l’empereur Constantin Ier la reconstruit peu après et lui donne le nom qu’elle porte depuis. Conquise lors de l’invasion arabe au 7e siècle, elle prend alors le nom de Qusantina.
Le 13 octobre 1837, après une lutte farouche contre l’occupant français, Constantine devient partie intégrante de l’Algérie française. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle sert de base opérationnelle aux forces alliées.
Où se situe Constantine géographiquement ?
La ville se situe sur un plateau rocheux à 640 mètres d’altitude, littéralement coupée en deux par un profond ravin où coule l’oued Rhummel — un canyon de 1 800 m de long, dont la profondeur atteint 200 m au niveau du pont de Sidi M’Cid. Quatre ponts relient les deux rives. Le climat, de type continental, alterne minimales de 0 à 12 °C en hiver et maximales de 25 à 45 °C en été.
Quelle est l’économie de Constantine ?
La ville dispose d’une zone agricole prospère et diversifiée — elle fut autrefois surnommée le grenier de l’Empire romain. Tournée vers l’international, elle est jumelée avec Istanbul (Turquie), Grenoble (France), Mulhouse (France) et Sousse (Tunisie). Ses infrastructures de transport comptent un aéroport international, une gare ferroviaire et une gare routière.
Centre culturel, architectural et industriel important, Constantine abrite deux grandes universités : l’université Mentouri, l’une des plus grandes d’Algérie, et l’université des sciences islamiques, une merveille architecturale.

Que visiter à Constantine ?
- Le pont suspendu de Sidi M’Cid (1912), 164 m de long et 175 m de hauteur, avec une vue spectaculaire sur les gorges et la vallée du Hamma.
- Le Monument aux Morts, un arc de triomphe en haut d’une falaise offrant une vue superbe sur la ville.
- Le pont d’El Kantara, le pont Sidi-Rached, le pont du Diable et le pont des Chutes.
- La mosquée Émir Abdelkader, chef-d’œuvre d’art arabo-andalou partageant ses bâtiments avec l’université des sciences islamiques.
- Le musée de Cirta (1930), qui présente des vestiges antiques, numides et romains ainsi que des peintures orientalistes du 19e siècle.
- La Brèche (place du 1er Novembre), au cœur de la ville, dont le nom rappelle la percée des troupes françaises lors de l’occupation de la ville.
Questions fréquentes
Pourquoi Constantine est-elle surnommée « la ville des ponts suspendus » ?
Parce qu’elle est coupée en deux par un profond ravin où coule l’oued Rhummel, franchi par plusieurs ponts spectaculaires dont celui de Sidi M’Cid.
Depuis quand la ville s’appelle-t-elle Constantine ?
Depuis sa reconstruction par l’empereur romain Constantin Ier, après la destruction de l’ancienne Cirta en 301 apr. J.-C.
Avec quelles villes Constantine est-elle jumelée ?
Istanbul en Turquie, Grenoble et Mulhouse en France, et Sousse en Tunisie.
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Originally posted 2016-02-15 02:30:35.

