Cet été, la dette publique des États-Unis a franchi un cap inédit : 40 000 milliards de dollars. Elle reste la première dette mondiale en valeur absolue. Ce seuil serait arrivé plus vite que prévu, sous l'effet de l'inflation : des taux plus élevés auraient appelé des charges d'emprunt plus lourdes pour l'État américain.
Les États-Unis portent-ils vraiment la dette la plus lourde du monde ?
La question se pose souvent, et la réponse est sans détour : en valeur absolue, les États-Unis affichent la dette publique la plus élevée de la planète.
La question se pose souvent, et la réponse est sans détour : en valeur absolue, les États-Unis affichent la dette publique la plus élevée de la planète. Ce record se mesure au montant total emprunté par l'État américain, supérieur à celui de tout autre pays, non à un ratio rapporté à la taille de l'économie.
Ce constat situe les États-Unis au sommet du classement mondial en valeur, sans trancher le poids relatif de cette dette dans l'économie américaine. C'est ce record en montant qui sert de point de départ à ce troisième volet de notre série sur le prix de la dette, pas un calcul de proportion.
Le seuil des 40 000 milliards de dollars, qu'est-ce que ça change ?
Cet été, la dette publique des États-Unis a franchi un seuil inédit : 40 000 milliards de dollars. Un cap symbolique, qui place la première puissance économique mondiale face à l'ampleur de son endettement, désormais mesuré en dizaines de milliers de milliards de dollars.
Ce dépassement ne bouleverse pas, dans l'instant, la mécanique budgétaire du pays, mais il fixe un repère net : celui d'une dette qui continue de croître au delà d'un cap jamais atteint jusqu'ici. Les 40 000 milliards de dollars sont, pour les États-Unis, un ordre de grandeur inédit.
Pourquoi ce cap est-il arrivé plus vite que prévu ?
Parmi les explications avancées pour ce franchissement précoce, l'inflation occuperait la première place. Elle alourdirait mécaniquement la facture du service de la dette : des prix plus élevés appelleraient des taux d'intérêt plus élevés, et donc des charges d'emprunt plus lourdes pour l'État américain.
Cette lecture reste avancée comme l'explication principale, sans que le dossier n'en détaille le mécanisme complet. Elle inviterait à voir dans la hausse des prix un facteur qui accélérerait, à lui seul, le calendrier d'un seuil que l'on annonçait pour plus tard.
Ce qui marque, au terme de ce troisième volet, c'est la vitesse à laquelle ce seuil a été franchi, plus tôt que prévu, sous l'effet d'une inflation qui alourdirait le coût du crédit public. Le record américain se lit en valeur, et non en proportion.