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Monnaies, monnaies : les cryptomonnaies défient les Suds

Dans plusieurs pays des Suds, les cryptomonnaies, en particulier les stablecoins adossés au dollar, progressent comme alternative aux monnaies nationales grâce à leur accessibilité. Cette ascension inquiète aussi les banques centrales : en échappant aux circuits bancaires classiques, ces monnaies réduisent leur prise sur ce qui circule sur le territoire, et donc la souveraineté monétaire des États.

Pourquoi les stablecoins séduisent-ils autant dans les Suds ?

Un État qui ne maîtrise plus ce qui s'échange en son nom perd une part de ses leviers : ajuster un taux directeur, encadrer un taux de change, ou simplement suivre des flux qu'il ne voit pas passer.

Dans plusieurs pays dits « des Suds », les cryptomonnaies, et en particulier les stablecoins souvent adossés au dollar, apparaissent comme une alternative aux monnaies nationales. Leur principal atout tient à leur accessibilité, qui en fait une option attractive.

Les stablecoins y incarnent ainsi « une alternative accessible et attractive aux monnaies nationales ».

Une menace pour la souveraineté monétaire des États ?

Cette montée en puissance ne va cependant pas sans contrepartie : elle menace la souveraineté monétaire des États concernés. En échappant aux circuits bancaires classiques, ces monnaies numériques réduisent la prise des banques centrales sur ce qui circule réellement sur leur territoire.

Un État qui ne maîtrise plus ce qui s'échange en son nom perd une part de ses leviers : ajuster un taux directeur, encadrer un taux de change, ou simplement suivre des flux qu'il ne voit pas passer. La question dépasse alors la technique : elle touche à la capacité des gouvernements à piloter leur propre économie.

Accessibilité ou risque : où se situe l'équilibre ?

Dans les pays dits "des Suds", les cryptomonnaies, et en particulier les stablecoins souvent adossés au dollar, apparaissent comme une alternative jugée accessible et attractive face aux monnaies nationales. Cette préférence tient moins à la spéculation qu'à la recherche d'un instrument perçu comme plus stable que la devise locale, à la portée d'un public large grâce à un simple smartphone.

Cette montée en puissance n'est pas sans contrepartie : elle fragilise la souveraineté monétaire des États, qui voient leur emprise sur la création et la circulation de la monnaie remise en question. Pour l'heure, entre l'accès facilité aux populations et le défi posé aux banques centrales, aucun des deux ne l'emporte nettement.

Entre l'accès facilité à une monnaie perçue comme plus stable et l'affaiblissement des leviers que les États exercent sur leur propre monnaie, aucune réponse unique ne s'impose aujourd'hui. Ce qui se dessine, c'est une question appelée à durer : elle engage la façon dont chaque pays entend garder la main sur ce qui circule en son nom.

Questions fréquentes

Pourquoi les stablecoins séduisent-ils dans les pays des Suds ?
Parce qu'ils apparaissent comme une alternative accessible et attractive aux monnaies nationales. Souvent adossés au dollar, ils sont perçus comme plus stables que la devise locale et accessibles à un large public grâce à un simple smartphone.
En quoi les stablecoins menacent-ils la souveraineté monétaire des États ?
En échappant aux circuits bancaires classiques, ils réduisent la prise des banques centrales sur ce qui circule réellement sur leur territoire. Un État qui ne maîtrise plus ces échanges perd des leviers comme ajuster un taux directeur, encadrer un taux de change ou suivre des flux qu'il ne voit pas passer.
Est-ce la spéculation qui pousse les populations vers ces monnaies ?
Non, l'article indique que cette préférence tient moins à la spéculation qu'à la recherche d'un instrument perçu comme plus stable que la monnaie locale.
Faut-il choisir entre accessibilité pour les populations et risque pour les États ?
Pour l'heure, aucun des deux ne l'emporte nettement : il s'agit d'un équilibre entre l'accès facilité à une monnaie perçue comme plus stable et l'affaiblissement des leviers que les États exercent sur leur propre monnaie.
Cette question est-elle appelée à se régler rapidement ?
Non, l'article la présente comme une question appelée à durer, qui engage la façon dont chaque pays entend garder la main sur ce qui circule en son nom.

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