Le déficit électrique tunisien oscille entre 1 600 et 2 000 MW, un écart qui se creuse encore aux heures de pointe, quand la demande grimpe jusqu'à 4924 MW, délestages non compris. Face à cette urgence, la Tunisie mise sur le photovoltaïque privé pour produire plus, et surtout plus vite.
Pourquoi la production ne suit-elle plus la demande ?
Lors des épisodes de forte canicule, la demande en électricité atteint des pics records de 4924 MW, délestages non compris, un niveau que la Steg ne parvient pas à satisfaire.
Le fossé entre la production disponible et les besoins réels du pays continue de se creuser. Les estimations situent cet écart entre 1 600 MW et 2 000 MW.
Ce déficit se révèle le plus brutalement aux heures de pointe. Lors des épisodes de forte canicule, la demande en électricité atteint des pics records de 4924 MW, délestages non compris, un niveau que la Steg ne parvient pas à satisfaire.
Quelle stratégie la Tunisie met-elle en œuvre ?
Les conséquences de cette situation sont aujourd'hui bien identifiées. Face à ce constat, la réponse engagée tient en deux volets complémentaires.
Le premier consiste à maîtriser la consommation d'électricité. Le second, présenté comme la priorité, vise à accroître la production grâce à des centrales privées fonctionnant à partir de l'énergie photovoltaïque.
Combien de nouveaux projets sont attendus, et à quel rythme ?
Le nombre de nouveaux projets photovoltaïques annoncés, leurs capacités de production et la rapidité attendue de leur mise en service forment un défi national de toute urgence. Cette urgence tient à l'ampleur du saut de capacité que le pays doit réaliser, et au peu de temps disponible pour y parvenir.
Reste la question de la mesure exacte : combien de nouvelles installations entreront en production, et selon quel calendrier précis ? Les éléments disponibles ne permettent pas, à ce stade, de l'arrêter avec certitude. Ce qui se dégage, en revanche, c'est un consensus sur la nécessité d'aller vite et de produire beaucoup plus que ce qui existe aujourd'hui.
Ce chantier engage donc le pays sur deux fronts qui se nourrissent l'un l'autre : économiser l'électricité déjà produite et multiplier les capacités solaires à venir, sans qu'un calendrier précis puisse encore être arrêté. Ce qui se joue maintenant, c'est le nombre de nouveaux projets, leurs capacités, et l'urgence de leur entrée en production.