Combien sommes-nous à posséder de nombreux vêtements et très peu de choses à porter ? L’humeur du jour détermine souvent la tenue que nous choisissons : on se voudrait à la fois jolies et à l’aise. Deux conditions qui semblent souvent s’exclure mutuellement lorsque l’on parle mode. Myriam Riahi Kaak, créatrice de mode et de la marque Gazelle by M, y prête une attention toute particulière. Elle se soucie d’allier l’élégance de la tenue, à la noblesse des tissus, tout en veillant à notre confort. Portrait.

Myriam Riahi Kaak : portrait d’une créatrice

Il faut beaucoup de bienveillance pour se soucier de l’aisance des autres comme le fait Myriam naturellement. Sa gestion d’une boutique de prêt-à-porter de luxe, pendant 10 ans, lui a permis de tisser un rapport à l’autre plus respectueux de son bien-être que de son apparence. L’habit ne doit pas se contenter de révéler un corps mais de dévoiler une personnalité et une singularité.

Une rencontre lumineuse

Rencontrer Myriam Riahi Kaak pour la première fois fait le même effet qu’un feu d’artifice un soir de fête: effervescent, beau, joyeux, lumineux et chaleureux. Elle est animée par cette énergie généreuse, habitée par un sourire contagieux. Nous devrions tous avoir une Myriam comme elle dans nos vies. Vous ne la connaissez peut-être pas encore, mais on est de plus en plus nombreux à remarquer ses créations.

Une marque à son image

La presse féminine et celle des fashionistas la cite régulièrement, pour son plus grand plaisir et on la comprend. Gazelle by M est le nom avec lequel Myriam Riahi Kaak a fini par baptiser sa marque. «Gazelle » parce que c’est son surnom dûment mérité vu ses grands yeux de biche et M pour des raisons évidentes. Ses créations reflètent son style personnel.

Une aventure née d’un encouragement

C’est en cédant à l’insistance de ses proches et amies que Myriam a en effet, lancé sa première mini-collection, il y a 3 ans.
Le succès de cette entreprise était si fulgurant, qu’elle décide de renouveler l’expérience encore et encore: «Je suis autodidacte, nous explique-t-elle humblement. Je m’inspire de mon milieu et de l’environnement qui m’entoure».

La médina de Tunis pour muse

Les ruelles de la médina de Tunis sont sa première muse: ses couleurs, ses odeurs et ses clameurs créent des associations d’idées et de fil en aiguille une nouvelle tenue naît.
Ses créations en tissus naturels, sont intelligentes car polyvalentes. Il suffit d’accessoiriser le vêtement différemment pour qu’il change de vocation et remplisse une autre fonction. Des tenues qui ne se contentent pas d’être pratiques, puisqu’elles sont surtout élégantes et féminines. La fluidité de la matière qui épouse délicatement les formes du corps : le summum de la sensualité, n’est-ce pas ? Et Myriam qui maîtrise son art, l’exprime avec aplomb.

Entre héritage et modernité

Son attachement à ses racines l’oriente vers cette touche colorée et brodée pour orner ses vêtements. En nous recevant à Dar Djait, la demeure familiale, Myriam Riahi Kaak, exprime son amour envers l’âme des lieux, l’esprit des ancêtres et toute l’histoire rattachée aux lieux. Elle rend hommage à sa grand-mère maternelle avec ces simples mots: « mon monde, mon pilier, mon tout », nous confie-t-elle avec émotion. C’est chez elle que tout avait commencé, même si, en ces temps-là, personne ne le savait encore. Sa tata ne lui a-t-elle pas offert en cadeau d’anniversaire son premier métier à broder à l’âge de neuf ans ?

« mon monde, mon pilier, mon tout »

Myriam Riahi Kaak, à propos de sa grand-mère maternelle

Une signature affirmée

Myriam a grandi dans un environnement qui a facilité l’éclosion de son style. Celle qui aimait personnaliser ses tenues et qui a commercialisé ses vêtements, pour faire plaisir à ses amies éprises de son style, affirme sa touche et confirme la ligne qui caractérise ses jebbas et abbeyas dorénavant. Après sa participation aux foires et son exposition dans des concept stores, elle passe à l’étape suivante. Après le succès rencontré par ses coussins calligraphiés et ornementés, elle décide d’accorder plus de place à la matière brodée.

Une volonté de qualité

Et si elle regrette l’absence de rigueur professionnelle chez certains intervenants, elle est encore plus déterminée à promouvoir un produit bien fait et de qualité. Cette gagne, Myriam la puise dans ses défis quotidiens. Mariée et maman de trois enfants, elle refuse de baisser les bras. Elle a choisi de tracer sa route, même là où il n’y avait pas de chemin. Elle est faite de cette trempe inépuisable, de ceux qui ne renoncent pas. Le résultat se trouve chez Gazelle by M. Allez-y, vous ne le regretterez pas.

Gazelle by M en repères

RepèreDétail
MarqueGazelle by M
FondatriceMyriam Riahi Kaak, créatrice de mode
Origine du nom« Gazelle », son surnom (ses grands yeux de biche) ; « M » pour son prénom
Parcours avant la marque10 ans à la tête d’une boutique de prêt-à-porter de luxe
MuseLa médina de Tunis (couleurs, odeurs, ambiance)
Matières et piècesTissus naturels ; jebbas et abbeyas brodées et ornementées
Racines créativesPremier métier à broder offert par sa tante à l’âge de neuf ans
Lieu d’attache familialDar Djait, la demeure familiale
Vie personnelleMariée, mère de trois enfants

Questions fréquentes

Qui est Myriam Riahi Kaak ?

Une créatrice de mode tunisienne, fondatrice de la marque Gazelle by M. Avant de lancer sa propre marque, elle a géré pendant dix ans une boutique de prêt-à-porter de luxe.

Qu’est-ce que Gazelle by M ?

La marque de mode fondée par Myriam Riahi Kaak, connue pour ses jebbas et abbeyas en tissus naturels, brodées et ornementées, inspirées de la médina de Tunis.

D’où vient le nom « Gazelle by M » ?

« Gazelle » est le surnom de Myriam Riahi Kaak, en référence à ses grands yeux de biche, et « M » renvoie à son prénom.

Quelle est la source d’inspiration de ses créations ?

Les ruelles de la médina de Tunis — couleurs, odeurs, ambiance — et l’héritage familial transmis à Dar Djait, la demeure familiale où elle a reçu son premier métier à broder à l’âge de neuf ans.

Comment Myriam Riahi Kaak a-t-elle appris son métier ?

Elle se définit comme autodidacte, inspirée par son milieu et son environnement. Elle a lancé sa première mini-collection à la demande de ses proches et amies, puis a renouvelé l’expérience au fil du succès rencontré.


Myriam Riahi Kaak a été en couverture de La Sultane #46


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Originally posted 2020-08-10 14:58:54.

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