En Tunisie, le diabète touche 21 % de la population, porté par une obésité qui concerne 26 % des adultes et 17 % des enfants. Hérédité, manque d'activité physique et excès de sucre et de graisses complètent ce tableau. La moitié des personnes atteintes l'ignorent : repérer les signes et ajuster son assiette reste la meilleure prévention.
Pourquoi le diabète touche-t-il autant d'adultes en Tunisie ?
La moitié des personnes atteintes de diabète ignorent leur état, car cette « maladie silencieuse » évolue sans symptômes apparents.
En Tunisie, la prévalence du diabète atteint aujourd'hui 21% de la population, tous types confondus, de type 1 comme de type 2. Ce chiffre s'explique en grande partie par le poids de l'obésité, qui concerne 26% des adultes et s'étend désormais aux enfants, avec un taux de 17% à l'échelle nationale. L'hérédité, le manque d'activité physique, un mode de vie déséquilibré et une consommation excessive d'aliments sucrés et gras s'y ajoutent.
Ce qui rend la maladie particulièrement redoutable, c'est sa discrétion. La moitié des personnes atteintes de diabète ignorent leur état, car cette « maladie silencieuse » évolue sans symptômes apparents. Le diagnostic arrive alors tardivement, une fois la maladie déjà installée, ce qui retarde d'autant la prise en charge et la prévention des complications.
Diabète de type 1 ou de type 2 : comment les distinguer ?
Le diabète sucré se répartit en trois formes principales : le diabète de type 1, le diabète de type 2 et le diabète gestationnel. Chacune relève d'un mécanisme propre, même si toutes trois perturbent la régulation du taux de sucre dans le sang.
Le diabète de type 1, aussi nommé diabète insulinodépendant (DID) ou DT1, naît d'un déficit en insuline, l'hormone qui régule la glycémie. Il est repéré avant tout chez les jeunes enfants, les adolescents et les jeunes adultes, ce qui le distingue d'emblée du diabète de type 2.
Une insuline fabriquée en Tunisie : qu'apporte le nouveau biosimilaire ?
MédiS, acteur de l'industrie pharmaceutique en Tunisie, a lancé Glargine, un biosimilaire de l'insuline du même nom. Il s'agit du premier biosimilaire produit en Tunisie, mais aussi en Afrique et dans le monde arabe, en conformité avec la législation en vigueur et répondant aux normes internationales de fabrication à tous les niveaux.
Ce traitement, prescrit uniquement par les médecins, est fabriqué localement. Pour les malades souffrant de diabète, il ouvre une nouvelle perspective, notamment grâce à sa disponibilité.
Quels gestes simples en cuisine pour limiter le risque de diabète ?
Le diabète trouve ses racines dans plusieurs facteurs qui s'additionnent : hérédité, obésité, manque d'activité physique, mode de vie déséquilibré et consommation excessive de sucres et de graisses. Parmi ces leviers, le poids reste l'un des plus actionnables en cuisine : une perte de dix kilogrammes peut réduire le risque de diabète jusqu'à 30 %. Revoir les quantités de sucre et de matières grasses dans les plats du quotidien devient alors un geste concret, à la portée de chacune.
Il convient aussi de rester attentive aux signaux de déséquilibre glycémique : hypoglycémie, fringale, grignotage, prédiabète ou diabète s'inscrivent dans un même spectre de vigilance. L'absorption d'un sucre très concentré provoque une suractivité artificielle que l'organisme ne parvient pas à brûler, ce qui la rend dangereuse. Mieux vaut donc miser, en cuisine, sur une alimentation posée plutôt que sur les coups de fouet sucrés.
Prévenir le diabète se joue souvent avant la consultation, dès la cuisine et le quotidien : perdre quelques kilogrammes, bouger davantage, voilà des leviers à la portée de toutes, sans attendre un symptôme pour agir. Réduire le sucre et les graisses en excès en est un autre. Face à une maladie qui progresse en silence, un dépistage régulier permet souvent de prendre les devants avant qu'elle ne s'installe.