Pourquoi le robinet, pourtant contrôlé et potable, cède-t-il autant de terrain à la bouteille ? Ridha Bergaoui pose le constat d'une dépendance tunisienne à l'eau embouteillée, distingue eau minérale naturelle et eau de source : l'eau reste la seule boisson vraiment indispensable à notre organisme, surtout quand la chaleur accentue nos pertes.
Pourquoi dépendons-nous autant de l'eau en bouteille, alors que le robinet est contrôlé ?
l'eau reste la seule boisson vraiment indispensable à notre organisme, surtout quand la chaleur accentue nos pertes
C'est le constat que pose Ridha Bergaoui : le Tunisien est aujourd'hui fortement dépendant de l'eau embouteillée. Un réflexe si installé qu'il mérite qu'on s'y arrête, tant il semble contredire ce que propose, sur le papier, le réseau public.
Car le paradoxe est bien là : l'eau du robinet reste, en principe, disponible et potable ; elle est contrôlée. D'où vient alors cet écart entre ce que garantit le réseau et ce que choisit, jour après jour, la consommatrice ou le consommateur ? C'est la question que pose Ridha Bergaoui, sans réponse toute faite.
Toutes les eaux en bouteille se valent-elles ?
Selon Ridha Bergaoui, la composition, la qualité et les particularités de l'eau mise en bouteille en Tunisie varient fortement d'une marque à l'autre. Pour lui, l'eau reste pourtant « la seule boisson véritablement indispensable à notre organisme ».
Bergaoui distingue d'abord l'eau minérale naturelle, puisée à une source souterraine protégée, naturellement riche en minéraux et dont la composition reste stable. L'eau de source, elle, provient également d'une origine souterraine, mais répond à des critères différents. Deux catégories, donc, qu'il ne faut pas confondre avant de choisir sa bouteille.
L'eau potable, un acquis à préserver ?
Nous perdons de l'eau chaque jour, par les urines, la transpiration, la respiration et les selles, et ces pertes s'accentuent nettement avec la chaleur. En période de canicule, disposer d'une eau potable en quantité suffisante devient alors une nécessité vitale, bien avant d'être un simple confort.
Depuis l'indépendance, la Tunisie a consenti des investissements considérables pour généraliser l'accès à l'eau potable et permettre à chaque citoyen d'en disposer à domicile.
Entre le réseau public, patiemment bâti depuis l'indépendance, et le réflexe de la bouteille, ce que rappelle surtout Ridha Bergaoui, c'est la nécessité de rester attentive à ce que l'on boit : distinguer une eau minérale naturelle d'une eau de source, regarder au-delà de l'étiquette, et ne pas oublier que l'eau reste, pour notre organisme, la seule boisson vraiment indispensable.