Par Fériel Berraies, épouse Guigny, sophrologue certifiée RNCP formée à l’IFS Paris, spécialisée dans l’accompagnement de l’enfance, et hypnothérapeute.

L’enfant malade : comment la sophrologie accompagne l’enfant dans la gestion de ses émotions, pour renforcer sa combativité face à la maladie.

La maladie engendre des peurs multiples chez l’enfant : peur de la douleur (les soins et la pathologie), peurs psychologiques (stress et angoisse), peur d’être « différent » des autres, mais aussi culpabilité de faire souffrir ceux qu’il aime.

L’enfant doit gérer tout cela, et ce n’est pas simple

Comment l’enfant malade peut-il se construire face aux autres enfants s’il sent qu’il est différent d’eux ? « Je ne suis pas comme les autres, je suis handicapé, j’ai peur de mourir, j’ai peur d’avoir mal » : autant de craintes et de doutes pour l’enfant, dont la hantise est grande de ne plus voir les gens qu’il aime. Que faire quand la maladie perdure dans le temps, que les hospitalisations sont répétées, qu’il lui arrive d’avoir des périodes sans voir ses proches ?

Une combativité en péril

L’enfant peut se décourager, perdre espoir et cesser de se battre : le stress intense qu’il vit au quotidien, en plus de la maladie — que ce soit le cancer, la cardiomyopathie ou toute autre maladie invalidante — impacte son devenir thérapeutique, alors qu’il faut pourtant se battre pour maintenir l’observance du traitement. Un grand désarroi pour l’enfant, mais aussi pour les parents, qui doivent pourtant s’abstenir de montrer leur souffrance morale, de peur de déstabiliser l’enfant.

Très important : comme pour le protocole du cancer de l’enfant, il faut que les adultes cachent leurs émotions et leurs désaccords avec le personnel médical, sous peine de déstabiliser l’enfant. Dans les cas des maladies de longue durée, il convient d’adopter la même attitude. De préférence, ne cachez rien à votre enfant, sous peine de l’angoisser davantage : trouvez les bonnes paroles de réconfort pour le rassurer, mais dites-lui toujours la vérité — sinon il pensera au pire et perdra confiance en lui, en vous et dans le personnel médical, ce qui l’amènera à refuser les traitements et la prise en charge médicale.

Les demandes les plus exprimées

  • Ne plus avoir peur
  • Être moins fatigué
  • Ne plus avoir mal

L’objectif de l’accompagnement : dépasser la maladie et ses contraintes

La prise en charge par la sophrologie vient compléter une prise en charge médicale déjà enclenchée — je travaille en binôme avec le médecin, pédiatre, cancérologue ou cardiologue — dans le cadre d’un protocole d’accompagnement d’un traitement médical. La sophrologie ne s’attaque pas au problème médical, mais prend en charge l’impact émotionnel et psychologique de la souffrance infantile. Par le biais d’exercices de relaxation — des mouvements souples et doux — ainsi que de visualisation mentale positive, l’enfant se réapproprie sa vie de malade avec plus de sérénité. L’objectif est principalement de l’amener à évacuer ses peurs et à faire à nouveau confiance à son corps pour se rétablir.

La sophrologie ne se substitue jamais à la médecine, mais l’accompagne en soin de support — pour aider l’enfant à évacuer ses peurs et refaire confiance à son corps.

Précautions de pratique

  • Un accompagnement en protocole médical n’est accepté qu’en binôme avec le médecin référent.
  • La sophrologie ne se substitue pas à la médecine, mais l’accompagne en soin de support.
  • Le protocole compte 12 séances de 45 minutes.
  • Les séances peuvent se dérouler à domicile, en clinique ou à l’hôpital.

Bio express

Fériel Berraies est sophrologue certifiée RNCP, formée à l’IFS Paris, spécialisée dans l’enfance, les personnes âgées, le cancer, la sexualité, la périnatalité et l’entreprise. Elle est également praticienne en hypnose éricksonienne, formée et certifiée par Xtréma Paris, en formation en naturopathie et en réflexologie plantaire et faciale. Également chercheuse en sciences sociales et journaliste activiste.

Pour lui écrire : fbsophro@gmail.comwww.feriel-berraies-therapeute.com. Retrouvez son profil de thérapeute en France ici.

Questions fréquentes

Quel est le rôle de la sophrologie face à la maladie d’un enfant ?

Elle prend en charge l’impact émotionnel et psychologique de la maladie, par des exercices de relaxation et de visualisation positive, en complément — jamais en remplacement — du suivi médical.

Faut-il tout dire à un enfant malade ?

Oui, de préférence : ne rien cacher, trouver les mots de réconfort justes, mais dire la vérité, sous peine que l’enfant imagine le pire et perde confiance en son entourage et le personnel médical.

Combien de séances comporte ce protocole ?

12 séances de 45 minutes, à domicile, en clinique ou à l’hôpital, toujours en binôme avec le médecin référent de l’enfant.

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Originally posted 2017-10-29 12:11:22.

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