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La sensorialité est le langage qui permet au système nerveux de communiquer avec l’environnement d’une part et l’organisme du corps humain d’autre part. Nous nous en servons tous les jours sans y prêter attention et nous ne réalisons pas toute son utilité et toutes ses actions. Ainsi, la sensorialité, n’est pas seulement l’utilisation de nos sens, c’est aussi notre gorge qui se resserre sous l’effet du trac, la chaleur intense ou les joues rougissantes lorsqu’on est timide ou que l’on a honte. C’est un langage qui crée un lien entre le monde extérieur et soi.

En quoi la sensorialité peut-elle se montrer utile pour résister au stress ambiant ?

Il se trouve que nous subissons le stress des autres car il est contagieux. Il provoque un changement de rythme, qui ne correspond plus au nôtre et que nous ne souhaitons pas forcément. Cela rompt l’équilibre que nous avions : l’accélération des mouvements des personnes stressées autour de nous, le changement de leurs intonations quand elles parlent, sont des signaux, des stimuli qui nous incitent à changer nous-mêmes de comportement. Ainsi, sans le vouloir, une augmentation de notre stress s’opère et nous commençons à notre tour à stimuler la nervosité de notre entourage, réalimentant le problème. Selon cette logique, si on veut réduire son stress, il faut réussir à réduire celui de l’autre. La sensorialité, nous aide à y parvenir, puisqu’elle cause des réponses neurologiques sensorielle aux stimuli extérieurs.

Comment fonctionne la sensorialité?

Pour commencer, on pourrait modifier son apparence. Vous saurez ainsi, que d’après certaines études neurologiques, le bleu apaise, le rouge dévie l’agressivité, tandis que le vert suscite l’envie de changer. Il faudrait ensuite trouver le moyen de reprendre son propre rythme : si on se sent gêné par l’apathie de l’autre et qu’on se sent « contaminé », il faudrait œuvrer à augmenter son rythme (en écoutant une musique dynamique, en effectuant une marche rapide…). Si, au contraire, l’autre personne se montre nerveuse est agitée, alors, il faudrait que l’on réussisse à réduire son rythme (par l’écoute d’une musique douce ou en effectuant des exercices de respirations profondes. Chacun d’entre nous possède une réponse qui lui est propre. Il faut savoir la respecter, la retrouver et la conserver. Il est également possible d’influer sur son stress en passant par le goût et les sensations chaud/froid. Ainsi, dans une situation stressante, consommer quelque chose que nous aimons, a un effet apaisant. Si on apprécie les sorbets au citron par exemple, alors, boire un verre de citronnade lorsqu’on se sent bousculé permet de se reprendre en main. Une boisson chaude (thé/café/chocolat chaude, peu importe) réconforte et permet de retrouver sa sérénité.

Mise en pratique

Les sauveteurs et secouristes, s’empressent de donner à boire aux victimes de chocs et d’accidents. Boire permet de stabiliser ses émotions. Se masser les mains et les pieds, permet aussi de réduire la pression. Se brosser les cheveux ou même se changer les chaussures y contribue également. Ces petits gestes constituent des petits moyens simples pour se faire du bien. Dans le cas du stress des jeunes en périodes d’examens, ou des adultes piochant sur des dossiers importants, il faut là encore retrouver son rythme. Pour y parvenir, on peut recourir à une petite astuce simple: mâchouiller un petit bâton de réglisse. Il subira la pression des mâchoires, ce qui permet de changer le rythme respiratoire. On intervient sur la périodicité de la respiration puisqu’il est impossible de mâcher et de respirer de manière saccadée simultanément. Cette méthode permet de réduire les tensions de la mâchoire, du visage et du cou.


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