Les exportations alimentaires tunisiennes ont progressé de 19,9 % sur les neuf premiers mois de 2026, comparées à la même période de 2025. Le ministère de l'Agriculture mise sur l'huile d'olive et les dattes, tandis que le projet de loi de finances 2027 prévoit une prise en charge de 50 % des primes d'assurance à l'export.
Que révèlent les neuf premiers mois de 2026 ?
À la fin du mois de septembre 2026, la valeur des exportations alimentaires tunisiennes affichait une progression de 19,9 % par rapport à la même période de 2025.
À la fin du mois de septembre 2026, la valeur des exportations alimentaires tunisiennes affichait une progression de 19,9 % par rapport à la même période de 2025. C'est Kapitalis qui rapporte ce chiffre, mesuré sur neuf mois consécutifs d'activité.
Un écart de cette ampleur, calculé sur trois quarts d'année pleins, dessine une tendance de fond. Les données disponibles ne permettent toutefois pas d'en préciser les ressorts, ni les filières qui portent cette dynamique.
Quelle stratégie derrière l'huile d'olive et les dattes ?
Le ministère tunisien de l'Agriculture travaille à une stratégie visant à développer les exportations de deux produits phares : l'huile d'olive et les dattes. L'information est rapportée par Kapitalis, dans un article signé Dhia Bouktila : le ministère a choisi d'agir sur ces deux filières.
Le choix de ces deux produits n'est pas anodin : ils figurent parmi les filières agricoles les plus identifiées à la Tunisie à l'étranger. En misant sur elles, le ministère semble vouloir consolider des atouts déjà reconnus plutôt que de disperser l'effort. Les détails précis des mesures envisagées restent, pour l'instant, à préciser.
Quel soutien l'État prévoit-il pour 2027 ?
Le projet de loi de finances 2027 prévoit un geste concret pour les exportateurs : l'État prendrait en charge 50 % des primes des contrats d'assurance à l'exportation. Si elle est votée, cette mesure allégerait directement le coût de la couverture des risques liés aux ventes à l'étranger, un poste qui pèse souvent sur la décision de se lancer à l'international.
Le cadre de cette prise en charge est fixé par l'article 42 du projet de loi, qui précise que la mesure s'applique aux contrats d'assurance à l'exportation. Pour les entreprises tunisiennes qui exportent, ce soutien se traduirait par une charge financière réduite sur l'un des freins les plus concrets à la conquête de nouveaux marchés.
Cette hausse mesurée sur trois quarts d'année, la stratégie resserrée autour de l'huile d'olive et des dattes, et la prise en charge partagée des primes d'assurance à l'export dessinent une même priorité : consolider les filières qui marchent déjà.