Nos chaussures en disent long sur nous. Symboles de la puissance féminine selon Freud, ultime instrument de séduction chez certains fétichistes, elles révéleraient notre manière d’avancer dans la vie. Entre baskets plates et stilettos à 12 cm, décryptage de ce que choisissent nos pieds.
Que disent les chaussures de nous, selon Freud ?
Nous sommes nombreuses à collectionner les chaussures, essentielles pour compléter une tenue et exprimer une humeur — au point de parfois dicter le choix des vêtements. Selon Freud, dans Trois essais sur la théorie sexuelle, le pied représenterait un « substitut du phallus de la femme » : en accordant de l’importance à nos chaussures, nous mettrions en valeur ce symbole de puissance. Une lecture à prendre avec un peu de recul, mais qui a le mérite d’être connue.
Plus concrètement, deux critères guident nos choix : le confort, et l’esthétique, pour satisfaire notre coquetterie et révéler notre capacité à séduire.
Pourquoi choisir des chaussures confortables ?
Plates ou orthopédiques, ces souliers répondent à un besoin de réactivité et de mobilité — et à un rejet des « instruments de torture » parfois cachés dans une belle paire. Le chaussant (la cambrure la plus agréable pour le pied) détermine souvent le modèle choisi.
Pourquoi choisir des chaussures esthétiques ?
Des escarpins de 9 cm dans une salle de réunion installent immédiatement un ton : celui d’une femme qui ne se laisse pas regarder de haut — une image popularisée par Carrie Bradshaw dans Sex and the City, où les talons aiguilles sont devenus symboles de contrôle de soi. Chez les millennials, la tendance s’inverse : moins de tolérance à l’inconfort, et une popularité croissante des chaussures d’inspiration masculine adaptées à la mode féminine.