Divertissement

Journées cinématographiques de Carthage, le doyen africain

Nées à Tunis en 1966 sous l'impulsion du critique Tahar Cheriaa, les Journées cinématographiques de Carthage sont le plus ancien festival de cinéma d'Afrique et du monde arabe encore en activité. Consacrées aux cinémas africains et arabes, elles distinguent chaque année un Tanit d'or, récompense suprême du festival.

Comment les JCC sont-elles nées en 1966 ?

En 1966, le premier Tanit d'or est revenu à « La Noire de… », du réalisateur sénégalais Ousmane Sembène.

Les Journées cinématographiques de Carthage voient le jour en 1966, à Tunis. Cette création revient au critique et cinéphile tunisien Tahar Cheriaa, dont l'initiative pose les bases d'un rendez-vous.

D'emblée, le festival affiche une vocation tournée vers les cinémas du Sud, africains et arabes. Tahar Cheriaa en fait, dès cette première édition tunisoise, le point de départ d'une institution pensée pour leur offrir une scène propre.

Pourquoi les JCC occupent-elles une place à part en Afrique et dans le monde arabe ?

Les Journées cinématographiques de Carthage (JCC) se distinguent d'abord par leur ancienneté : elles sont le plus ancien festival de cinéma du continent africain et du monde arabe encore en activité aujourd'hui. Cette continuité, rare dans le paysage des festivals, leur donne un poids singulier : elle a permis de construire, année après année, une mémoire commune du cinéma africain et arabe, là où tant de rendez-vous culturels naissent et disparaissent.

Cette longévité tient aussi à un choix de fond. Dès l'origine, les JCC se sont consacrées en priorité aux cinémas d'Afrique et du monde arabe. Elles leur offraient une scène que peu d'autres rendez-vous internationaux proposaient alors. Organisées à Tunis, à l'automne, elles ont fait de cette ville un point de passage pour ces cinématographies, un rendez-vous que l'Afrique et le monde arabe retrouvent chaque année.

Que récompense le Tanit d'or ?

Le Tanit d'or est la récompense suprême des Journées cinématographiques de Carthage. Il distingue, parmi toutes les œuvres en compétition, celle que le jury juge la plus accomplie. Cette place au sommet du palmarès en dit long sur l'ambition du festival : consacrer un cinéma qui s'écrit depuis l'Afrique et le monde arabe, et non plus seulement vu depuis l'extérieur.

En 1966, le premier Tanit d'or est revenu à « La Noire de… », du réalisateur sénégalais Ousmane Sembène. En couronnant une œuvre africaine pour cette toute première édition, les JCC affirmaient une conviction : ce continent avait une voix de cinéaste à faire entendre.

Comment le rythme du festival a-t-il évolué avec le temps ?

Longtemps, les Journées cinématographiques de Carthage ont suivi une périodicité biennale, se tenant les années paires. Ce rythme s'organisait en alternance avec deux autres rendez-vous : le FESPACO de Ouagadougou, pour ne pas superposer les calendriers du cinéma africain, et les Journées théâtrales de Carthage, qui partageaient alors la même ville et un calendrier resserré.

En 2014, ce dispositif a basculé vers l'annualité. Les Journées cinématographiques de Carthage se tiennent désormais chaque année, un virage pris au même moment que celui des Journées théâtrales de Carthage, elles aussi devenues annuelles. Les deux rendez-vous de Carthage ont ainsi quitté ensemble le rythme biennal qui les avait longtemps liés.

Nées à Tunis d'une conviction, celle qu'un cinéma africain et arabe méritait sa propre scène, les Journées cinématographiques de Carthage ont construit, édition après édition, une continuité que peu de rendez-vous culturels peuvent revendiquer. Du premier Tanit d'or à l'alternance posée avec le FESPACO, leur histoire dit la même chose sous des formes différentes : ce festival reste, année après année, un point de passage où l'Afrique et le monde arabe viennent se raconter entre eux avant de se donner à voir au reste du monde.

Questions fréquentes

Quand et par qui les JCC ont-elles été créées ?
Les Journées cinématographiques de Carthage voient le jour en 1966 à Tunis, sous l'impulsion du critique et cinéphile tunisien Tahar Cheriaa.
Qu'est-ce que le Tanit d'or ?
C'est la récompense suprême des JCC, attribuée chaque année à l'œuvre que le jury juge la plus accomplie parmi toutes celles en compétition.
Qui a remporté le premier Tanit d'or en 1966 ?
Le premier Tanit d'or est revenu à « La Noire de… », du réalisateur sénégalais Ousmane Sembène, dès la toute première édition du festival.
Les JCC ont-elles lieu tous les ans ?
Pas toujours : longtemps, elles se sont tenues tous les deux ans, les années paires, en alternance avec le FESPACO de Ouagadougou et les Journées théâtrales de Carthage. Depuis 2014, elles se tiennent chaque année, un virage pris au même moment que les Journées théâtrales de Carthage.
Pourquoi les JCC occupent-elles une place particulière en Afrique et dans le monde arabe ?
Elles sont le plus ancien festival de cinéma du continent africain et du monde arabe encore en activité, consacré en priorité aux cinémas africains et arabes. Organisées à Tunis, elles ont fait de cette ville un rendez-vous annuel pour ces cinématographies.
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