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Doit-on avoir peur de la hausse des cas de Covid-19 ?

Non, pas de panique : la hausse du Covid-19 en Europe et en Amérique du Nord n'a rien de la vague de 2020. Au Royaume-Uni, 1.638 cas ont été recensés en milieu hospitalier début octobre ; en France, les urgences notent une hausse de 67% des infections entre le 14 et le 20 septembre. Une circulation active, à surveiller sans redouter.

Pourquoi parle-t-on d'une recrudescence du Covid-19 en ce moment ?

Nous nous débrouillons avec l'immunité dont nous disposons

Depuis plusieurs semaines, le Covid-19 regagne du terrain en Europe comme en Amérique du Nord, relève la journaliste Laura Perren dans New Scientist le 12 octobre 2026. Six ans après le pic de 2020, cette remontée interroge sans pour autant rééditer le choc de l'époque. Au Royaume-Uni, 1.638 cas ont été détectés en milieu hospitalier durant la première semaine d'octobre, en hausse par rapport à la période précédente.

Dans l'Hexagone, les chiffres vont dans le même sens. Entre le 14 et le 20 septembre, les services d'urgence ont enregistré une hausse de 67% des infections chez les adultes par rapport à la semaine précédente, selon les données de Santé publique. Dans son bulletin du 7 octobre, l'agence évoque une «circulation active» du virus. Le constat est net, sans qu'il y ait lieu de céder à l'inquiétude.

Le variant « Frankenstein », qu'est-ce qui le distingue des précédents ?

Surnommé « Frankenstein » par les scientifiques, le variant XFG se propage désormais à l'échelle mondiale, rapporte New Scientist. Il se distingue d'abord par sa jeunesse : les variants aujourd'hui en circulation descendent tous d'Omicron, la dernière souche officiellement nommée, apparue en 2021, alors que Frankenstein, lui, est beaucoup plus récent. Détecté pour la première fois début 2025, il a été analysé par l'Organisation mondiale de la santé en juin 2025. Il est né d'un échange de matériel génétique entre deux sous-variants d'Omicron.

Cette origine hybride explique sa particularité : le variant se lie un peu moins efficacement aux cellules hôtes que ses prédécesseurs, mais c'est sa capacité à échapper aux anticorps qui en fait un adversaire de taille, selon New Scientist.

Doit-on craindre des formes graves ou une vague d'hospitalisations ?

Du côté des autorités sanitaires britanniques, le ton reste mesuré. Alexander Allen affirme ne constater «aucun signe» que les variants actuels rendent les malades plus graves ni ne se propagent plus vite. Il rappelle aussi que «le vaccin de cet automne a été spécialement conçu pour les protéger».

L'immunologiste Danny Altmann, de l'Imperial College London, nuance ce constat. Il prévient que «cela pourrait se traduire par une légère augmentation du nombre d'hospitalisations». L'immunité acquise grâce aux vaccins et aux infections passées semble toutefois toujours protéger contre les formes graves.

La vaccination reste-t-elle la meilleure protection aujourd'hui ?

La vaccination est un pilier de la protection face au Covid-19, comme le confirme l'immunologiste Danny Altmann : «Nous nous débrouillons avec l'immunité dont nous disposons», détaille-t-il. Cette formule traduit une réalité simple : la protection dont nous bénéficions aujourd'hui résulte d'une accumulation de vaccinations et d'expositions passées, non d'une immunité acquise une fois pour toutes.

La campagne de vaccination contre la grippe et le Covid-19 doit débuter le mardi 13 octobre. Danny Altmann relève aussi qu'une large part des enfants qui entrent à l'école n'ont jamais été vaccinés.

Entre la vigilance affichée par les autorités sanitaires et les nuances apportées par l'immunologiste Danny Altmann, une chose est sûre : la panique n'est pas de mise. Rien n'indique, selon lui, que ces variants rendent les gens plus gravement malades ou se propagent plus vite qu'auparavant. Pour vous, la posture la plus juste reste sans doute de suivre les recommandations officielles sans céder à l'inquiétude face à cette recrudescence.

Questions fréquentes

Pourquoi observe-t-on une recrudescence du Covid-19 en ce moment ?
Depuis plusieurs semaines, le virus regagne du terrain en Europe et en Amérique du Nord : au Royaume-Uni, 1.638 cas ont été recensés en milieu hospitalier début octobre, et en France les urgences ont noté une hausse de 67% des infections chez les adultes entre le 14 et le 20 septembre. Santé publique évoque une « circulation active », sans que cela rejoue le choc de 2020.
Qu'est-ce que le variant « Frankenstein » et en quoi diffère-t-il des précédents ?
Surnommé « Frankenstein », le variant XFG est né d'un échange de matériel génétique entre deux sous-variants d'Omicron ; détecté début 2025, il a été analysé par l'OMS en juin 2025. Il se lie un peu moins efficacement aux cellules que ses prédécesseurs, mais se distingue surtout par sa capacité à échapper aux anticorps.
Ce variant entraîne-t-il des formes plus graves ou plus d'hospitalisations ?
Selon Alexander Allen, côté autorités sanitaires britanniques, rien n'indique que les variants actuels rendent les malades plus gravement atteints ou se propagent plus vite. L'immunologiste Danny Altmann nuance toutefois en évoquant une possible légère augmentation des hospitalisations, tout en rappelant que l'immunité acquise protège encore contre les formes graves.
La vaccination reste-t-elle utile face à ce variant ?
Oui : selon Danny Altmann, la protection actuelle repose sur l'accumulation des vaccinations et des infections passées, non sur une immunité acquise une fois pour toutes. La campagne de vaccination contre la grippe et le Covid-19 débute le mardi 13 octobre, alors qu'une large part des enfants entrant à l'école n'ont jamais été vaccinés.
Faut-il s'inquiéter de cette hausse des cas ?
Non : entre la vigilance des autorités sanitaires et les nuances de l'immunologiste Danny Altmann, rien n'indique une gravité ou une propagation accrues. La posture la plus juste reste de suivre les recommandations officielles sans céder à l'inquiétude.

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