La Tunisie lance un recensement agricole entièrement numérique pour la période 2026-2027, avant fin 2026. Des agents équipés de tablettes connectées cartographient chaque exploitation des 24 gouvernorats via une base de données géolocalisée, pour un budget estimé à 5 millions de dinars. Les résultats seront disponibles avant la saison 2027-2028.
Qu'est-ce que ce recensement agricole 100% numérique ?
webdo évalue le coût de ce projet à environ 5 millions de dinars.
La Tunisie s'apprête à vivre une première : un recensement général agricole intégralement numérique, un changement de méthode inédit dans l'histoire du secteur. Le calendrier annoncé fixe un lancement avant la fin de 2026, pour cette opération portant sur la période 2026-2027.
Les autorités prévoient de finaliser l'ensemble du recensement avant le démarrage de la saison agricole 2027-2028, afin de mettre en place une base de données référentielle et des indicateurs numériques modernes sur le secteur agricole. Vous disposerez ainsi, dès cette échéance, d'un état des lieux à jour de l'agriculture tunisienne.
Comment la collecte sur le terrain va-t-elle être menée ?
Selon webdo, le recensement agricole 2026-2027 reposera sur une collecte entièrement numérique sur le terrain. Les agents de collecte seront équipés de tablettes connectées à une base de données géolocalisée, recensant chaque exploitation agricole selon sa position exacte. Ce dispositif doit couvrir l'ensemble du territoire, avec une collecte déployée dans les 24 gouvernorats du pays.
webdo évalue le coût de ce projet à environ 5 millions de dinars. Ce budget couvre le déploiement des tablettes et la mise en place de la base de données géolocalisée, outils centraux d'une opération présentée comme 100% numérique.
Pourquoi ce changement de méthode compte-t-il pour le secteur ?
Au-delà de la prouesse technique, ce basculement vers le tout numérique poursuit un objectif de fond : constituer une base de données référentielle sur le secteur agricole. Jusqu'ici dispersées ou partielles, les informations collectées doivent désormais s'organiser en un socle unique et actualisé, sur lequel pourront s'appuyer les travaux futurs comme les études sectorielles.
Cette base s'accompagne d'indicateurs numériques modernes, pensés pour nourrir la planification stratégique du secteur agricole. Pour les pouvoirs publics comme pour les professionnels du secteur, disposer de données structurées et à jour change la nature même des décisions prises : elles s'appuieraient sur une photographie actuelle du terrain, plutôt que sur des estimations datées.
Une fois la collecte achevée, c'est cette photographie actualisée du terrain qui guidera les décisions, là où régnaient jusqu'ici des estimations partielles.