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Le chagrin de la séparation chez les tous petits

Le premier chagrin auquel est confronté l’enfant dans sa vie est sans doute celui de la séparation d’avec maman lors de son premier jour d’école. Pour bébé, quand maman reprend le travail et le dépose à la crèche, chez la nounou ou un proche pour le garder, c’est le déclenchement de l’angoisse de la séparation et bien souvent d’un chagrin que le doudou arrive difficilement à apaiser. Suivent les pleurs interminables, parfois les crises. Ce ne sont pas des caprices. L’enfant est vraiment envahi par la peur d’être abandonné.

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Que faire?

Il faut pourtant y faire face. A n’importe quel âge, il est primordial de lui parler. Ne jamais se dire qu’il ne comprend pas. Bien au contraire. Il faut le rassurer en idéalisant son premier jour loin de sa maman et lui répéter sans cesse que sa maman, comme toutes les mamans, doit vivre sa vie de maman et surtout insister sur son retour. Le comportement calme et serein des parents,  surtout celui de la mère, est essentiel pour rassurer bébé : « Je vais travailler mais je reviens te chercher » le tout accompagné d’un câlin et d’un bisou et n’oubliez pas le doudou ! Ne partez surtout pas à la sauvette pour éviter les pleurs qui vous déchirent car votre enfant pensera que vous l’avez abandonné.

Parents, innondez votre enfant d’amour et d’attention.

L’enfant dans le divorce/la séparation des parents

En général, lors d’une  séparation ou d’un divorce, les enfants désirent garder leurs deux parents.

Pour eux, c’est une épreuve douloureuse, jamais simple, souvent traumatisante.

Du fait de l’amour qu’il a pour chacun de ses parents,  l’enfant est le lieu d’expression des conflits.

Il peut éprouver un sentiment d’abandon ou de honte, une perte de l’estime de soi, de l’angoisse, une réaction de culpabilité. Il peut alors manifester des troubles plus ou moins graves. Lorsque les parents se sont souvent affrontés, les enfants ressentent le divorce comme une délivrance quelque part même s’ils gardent l’espoir d’une réconciliation sans problèmes.

La séparation a des effets plus positifs que le maintien dans une situation conflictuelle. Les enfants qui nient toute souffrance ou toute inquiétude à propos du divorce de leurs parents sont les plus en danger.

Que faire?

Les parents doivent aménager leurs nouvelles relations en fonction du besoin identitaire de leurs enfants et rétablir la communication entre eux. Ainsi, ils pourront trouver de nouvelles limites et surtout ne pas obliger l’enfant à choisir entre ses parents.

L’adaptation de l’enfant à la séparation de ses parents évolue avec le temps. Parfois, ils s’habituent vite à la situation et trouvent un équilibre. Dans d’autres cas, ils dépriment.

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Les symptômes spécifiques de la dépression chez les jeunes se caractérisent essentiellement par le renfermement sur soi, la perte d’appétit et l’agressivité. Dans ce cas, tout votre amour et toute votre attention sont nécessaires. Une aide psychologique extérieure est conseillée.

Parents, ne le mettez pas au centre du conflit et montrez lui les avantages de la séparation.

La perte d’un être aimé

Le décès d’un membre de la famille ou d’un animal familier peut gravement perturber un enfant s’il ne trouve pas le soutien nécessaire. Cela peut se traduire par une tristesse permanente, une perte d’intérêt ou de plaisir pour toutes les activités appréciées auparavant, une dévalorisation de soi, des troubles du sommeil, des troubles de l’appétit, une fatigue et des difficultés de concentration.

La perte d’un des parents va lui faire perdre ses repères surtout si elle est suivie d’un déména-gement : il devra affronter le chagrin du parent survivant, un sentiment de honte pour ne plus être comme les autres, l’intégration dans un nouveau lieu, une nouvelle école et se faire d’autres amis.

Que faire ?

Les adultes doivent expliquer à l’enfant tout le rituel de l’enterrement et lui proposer d’y participer sans l’obliger.

Il est souhaitable que l’enfant puisse voir le corps pour un ultime aurevoir afin de l’aider à  faire son deuil et  non être mis de côté, même si c’est dans l’intention de le protéger ;

Il doit pouvoir poser des questions auxquelles on se doit de répondre.

Parlez- lui du parent mort et évoquez des souvenirs. Expliquez-lui que ce n’est pas de sa faute, que personne d’autre ne va mourir, qu’on l’aime toujours autant.

Emmenez-le sur les lieux que la famille fréquentait quand elle était au complet.

Laissez-le se choisir des souvenirs !

Encouragez-le à reprendre ses jeux !

Parents, soyez à l’écoute, maintenez le dialogue et écoutez votre instinct. 

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